Les syndicats, déçus par les annonces du chef de l'Etat à l'issue du sommet social du 18 février, définissent aujourd'hui les modalités de leur journée d'action du 19 mars.
Les cinq confédérations « représentatives » (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) ainsi que la FSU, l'Unsa (autonomes) et Solidaires (dont le syndicat SUD) se retrouvent au siège de la CFTC. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, plaide pour l'organisation d'un rendez-vous social « de très grande ampleur ». La CFDT, FO, la CFTC ou l'Unsa sont aussi d'avis de « maintenir la pression » sur le gouvernement et le patronat pour infléchir nettement leurs politiques sur l'emploi et le pouvoir d'achat, ce que Nicolas Sarkozy et François Fillon se refusent à faire pour l'instant. Le 29 janvier, ce même front syndical avait appelé à défiler pour les salaires, le pouvoir d'achat et l'emploi. Ces manifestations avaient rassemblé entre 1 et 2,5 millions de Français, des chiffres records. Des grèves avaient également eu lieu. ■