UNIVERSITE - Les présidents réclament aussi l'arrêt des suppressions de postes...
Valérie Pécresse a annoncé ce jeudi au Sénat «un nouveau texte dans les semaines qui viennent» sur le statut des enseignants-chercheurs. La ministre de l'Enseignement supérieur a expliqué que la médiatrice
Claire Bazy-Malaurie y travaillait, avec «pour mission de lever
tous les malentendus dans la communauté universitaire».
Répondant à une question du sénateur UMP Alain Gournac, la ministre a assuré qu'elle avait «toujours mis son action sous le signe du dialogue», alors que le monde universitaire était de nouveau
dans la rue ce jeudi pour protester contre sa réforme.
L'indépendance comme «pierre angulaire»
Pour apaiser les enseignants-chercheurs qui craignent que leur indépendance soit remise en cause par cette réforme, Valérie Pécresse a affirmé que «le principe de l'indépendance des enseignants-chercheurs sera la pierre angulaire» du nouveau texte.
La ministre a en outre assuré que leur évaluation sera «nationale» et «faite par leurs pairs». «Il n'y aura pas d'évaluation locale par les présidents d'université», a-t-elle tenu à préciser.
Les suppressions de postes, «catalyseurs» de la crise actuelle
La Conférence des présidents d'universités (CPU), réunie ce jeudi à Paris, a de son côté demandé au gouvernement de «rétablir» les 450 emplois supprimés dans les universités au titre du budget 2009 et de s'engager à ne pas en supprimer jusqu'en 2012. Selon le président Lionel Collet, les suppressions de postes ont été le «catalyseur» de la crise en cours dans les universités
Interrogé sur le fait que le chef de l'Etat avait encore réitéré mercredi soir sa politique de non-renouvellement d'un poste de fonctionnaires sur deux partant à la retraite, Lionel Collet a jugé «difficile» pour le gouvernement de supprimer des postes dans un domaine qui est une «priorité affichée». Il a donc réclamé «des moyens humains supplémentaires» pour que les universités puissent faire face à leurs missions, y compris les nouvelles.
J.M. avec agence