ECONOMIE - Nicolas Sarkozy l'a annoncé lors d'un déplacement dans le Maine-et-Loire ce jeudi...
Entre le
sommet social et la Guadeloupe, un petit tour du côté des agriculteurs. Nicolas Sarkozy s'est rendu à
Daumeray dans le Maine-et-Loire ce jeudi. Il a annoncé qu'il n'y aurait «pas de gel des crédits du ministère de l'Agriculture en 2010».
Selon l'Elysée, le gouvernement avait décidé, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), une réduction de 300 millions d'euros par an de crédits nationaux, en contrepartie des crédits communautaires prévus dans le financement de la
Politique agricole commune.
300 millions d'euros
Le chef de l'Etat a précisé que cette enveloppe de 300 millions d'euros serait consacrée à «un soutien renforcé pour l'élevage situé en zones herbagères», à «une gestion renforcée des risques climatiques et sanitaires» et à une «revalorisation de l'indemnité compensatoire de handicap naturel, pour soutenir l'agriculture située en zone de montagne».
Un projet de loi de modernisation de l'agriculture française sera par ailleurs déposé avant la fin 2009 pour préparer la grande réforme de la politique agricole commune (PAC) prévue en 2013, a annoncé également Nicolas Sarkozy.
«Une gouvernance mondiale de l'agriculture»
«Cette loi devra tracer de nouvelles perspectives pour l'agriculture, l'alimentation et le secteur agroalimentaire français», a-t-il ajouté.
Le Président s'est enfin de nouveau prononcé pour la mise en place de «véritables outils de gouvernance» de l'agriculture mondiale afin de «remédier à l'instabilité des prix». «L'idée de la toute puissance du marché qui ne devrait être contrarié par aucune règle, par aucune intervention politique, cette idée est une idée folle», a-t-il déclaré lors de son discours. Il a par ailleurs répété sous les applaudissements qu'il s'opposerait «fermement à tout accord à l'OMC (Organisation mondiale du commerce) qui sera contraire aux intérêts de notre pays».
Avec agence