Nicolas Sarkozy «droit dans ses bottes»

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Publié le 19 février 2009.

REVUE DE PRESSE - On refait le sommet de l'Elysée dans vos quotidiens ce jeudi matin...

Un effort de deux milliards en direction des foyers les plus modestes, mais un président «droit dans ses bottes». Derrière les annonces de Nicolas Sarkozy, la presse française observe qu’il reste on ne peut plus fidèle à son choix initial d'une relance par l'investissement.

Il y a d’abord les éternels positifs comme Patrice Chabanet, dans «Le Journal de la Haute-Marne», observant que Nicolas Sarkozy «a au moins évité une rupture d'emblée» avec les syndicats. «C’est un point positif», souligne «La Montagne».

Sur la teneur des annonces, ça «patine à l'Elysée» pour «Libération», avec un Nicolas Sarkozy qui fait du «saupoudrage» et «campe sur ses positions: investissement, réforme et travail.»

«On parlera, au choix, de courage ou d'aveuglement»

«Le Midi Libre» remarque que le président, «droit dans ses bottes veut bien calmer les impatiences. Mais aussi garder la même stratégie économique.» «On parlera, au choix, de courage ou d'aveuglement», ajoute Francis Brochet dans «Le Progrès».

Dans «La Croix», «sauf à se renier en renonçant au choix initial de la relance par l'investissement, le président de la République n'avait pas vraiment d'autre choix.» Sud-Ouest constate aussi cette continuité: «Sur le fond, il est resté fidèle à sa ligne, tout en remettant 2 milliards au pot.»

Et c'est là que le bât blesse. «L'Alsace» pointe que «face à la crise, l'État ne choisit pas, il fabrique un millefeuille de dépenses qu'il faudra assumer, soit par l'endettement, soit par le creusement du trou budgétaire.»

«Coûteuse opération de colmatage»

«La Tribune» n'est pas moins sceptique: «Le processus engagé a néanmoins de quoi inquiéter. Ayant démontré que la mobilisation paie, les syndicats vont naturellement faire monter les enchères». Pour «Les Echos», «cette coûteuse opération de colmatage est peut-être le prix à payer pour recréer un semblant de cohésion autour de la politique suivie».

Il n'y a guère que Le Figaro pour trouver «le cocktail français cohérent et raisonnable».

Si beaucoup d’éditorialistes trouvant la note du sommet social un peu trop salée, Jean-Michel Bretonnier, dans «La Voix du Nord», assure que «pour les syndicats, le compte n'y est pas». Et pour cause, estime Patrick Apel-Muller, qui a fait les comptes pour «L'Humanité»: «C'est 10 fois moins que pour les banques». Finalement, comparaison est toujours un peu raison...
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