Moins de tuning, plus de personnalisation. La 11e édition du rendez-vous des amateurs de voitures customisées s'offre un nouveau nom : Salon de la personnalisation, des technologies et des sport mécaniques. Signe des temps, les constructeurs investissent les allées. Un mouvement lancé en 2007 par Mazda avec un CX7 et une RX8 confiées à des préparateurs. « Cela a été très favorable au niveau médiatique », se félicite Thierry Guillemot, président de Mazda France.
Si le constructeur japonais avait alors présenté des voitures hors norme, Renault fait le show avec des Twingo à peine bodybuildées. « Les constructeurs se sont approprié les codes du marché pour les reprendre à leur compte », explique Eric de Seynes, commissaire du salon. Et pour cause, ce marché de l'accessoire pèse 1 milliard d'euros par an et les adeptes du tuning consacrent 500 à 1 000 euros par mois à leur passion. Mais l'idée des constructeurs est de séduire le plus grand nombre, notamment les femmes, avec force stickers, coques de rétroviseurs et jantes peintes. A des prix accessibles : Renault lance une gamme d'accessoires Twingo, à partir de 20 euros. Objectif : passer de 15 % à 30 % d'autos personnalisées d'ici un an. « Chacun doit pouvoir se retrouver dans sa voiture », selon Marco Rampogna, chef de produit Twingo. Dis-moi en quoi tu roules, je te dirai qui tu es. ■