C'est un coup de moins bien qui arrive au mauvais moment. Alors que le mois de février était propice à étaler ses rêves d'Europe, le Losc marque le pas. Rien de dramatique : les Dogues sont toujours 6es, à cinq points de la 2e place. Mais ce ralentissement ne doit pas durer, sous peine de voir les leaders s'envoler.
● Un équilibre à retrouver C'est un réglage fin, dont les Dogues semblent avoir perdu la formule. L'équilibre entre l'attaque et la défense s'est détérioré. Avant de se déplacer au Mans, les Lillois avaient encaissé six buts en trois matches. Ils ont donc inconsciemment mis un coup de volant vers une tactique plus défensive. Moralité ? Pour la première fois de la saison, Lille vient d'enchaîner deux matchs sans marquer. Dans la Sarthe, Rudi Garcia « n'a pas vu le foot [qu'il] aime. On devait se rassurer défensivement. Mais on a manqué d'allant offensif », regrette l'entraîneur nordiste. « On a retrouvé une solidité défensive. Maintenant, il va falloir marquer », confirme le défenseur Adil Rami.
●Un manque de jus Le jeu du Losc est d'une exigence rare. Il allie un pressing intense à la récupération du ballon, et énormément de mouvement dans les temps de possession. Pour son deuxième match en trois jours, c'est logiquement que certains tirent la langue. « En ce moment, on a un coup de moins bien physiquement », confirme Ludovic Obraniak. Conséquence de cette baisse de régime, des pépins physiques en série. Michel Bastos, Pierre-Alain Frau, Mathieu Debuchy, Ludovic Obraniak, Robert Vittek... ils ont tous été diminués, soit par une blessure, soit par une maladie en 2009. Et ça ne fait que commencer, puisque les Nordistes rejoueront dès dimanche, à domicile, contre Monaco.
●Des solutions tactiques restreintes On a beaucoup vanté la flexibilité lilloise. Une souplesse tactique apte à vous sortir d'un match mal embarqué. C'est moins vrai ces temps-ci. L'effectif du Losc est très vite handicapé par les absences. « Ce n'est pas un scoop de dire qu'on n'a pas un effectif pléthorique », soulignait Rudi Garcia avant le match au Mans. Sans Pierre-Alain Frau ni Robert Vittek, c'est surtout l'attaque qui manque d'alternative. Au stade Léon-Bollée, c'est Michel Bastos qui a évolué en pointe, Nicolas Fauvergue n'entrant qu'à une demi-heure de la fin. « Devant, on manque de solution », admet l'entraîneur lillois. ■