Baisse d'activité générale dans le secteur de l'immobilier neuf. C'est le constat fait par l'association l'Observer de l'immobilier Toulousain. « Ce début d'année marque aussi la fin des possibilités de négociations des prix, explique sa présidente Alexandra François-Cuxac. C'est la pénurie : peu d'opérations sortent car le marché a été fortement contracté », précise-t-elle. L'année dernière, les ventes dans l'aire urbaine ont baissé de 36 % par rapport à 2007 et les mises en vente ont chuté de 59 %. Pour la première fois depuis 2004, elles ont été l'année dernière inférieures aux ventes.
Accusant une baisse de 59 %, l'agglomération connaît l'un des plus forts replis des mises en vente du Sud. Mais paradoxalement, cet effondrement est « un bon chiffre : si l'offre avait poursuivi sa hausse, nous aurions eu trop de stocks qui auraient asphyxié le marché toulousain », précise la présidente de l'Observer. Côté ventes, la ville concentre 44 % des acquisitions (34 % en 2007). Selon l'association, ce repli géographique est lié à la crise. « Les ménages sont marqués par l'éloignement avec l'augmentation du prix de l'essence. Ils ont aussi fait l'économie d'une deuxième voiture », explique la présidente. Et si l'offre commerciale est en baisse de 16 % par rapport à 2007, 60 % de l'offre disponible est concentrée sur Toulouse nord et le centre qui profite de l'effet ZAC (Zone d'aménagement concerté) des Ponts Jumeaux. Les prix ont, eux, diminué de 0,6 % en 2008 avec 3 155 euros le m2 en moyenne contre 3 318 euros en 2007 pour les appartements. Selon les prévisions de l'Observer, ils devraient peu évoluer cette année. ■