Privée d'Euroligue depuis cinq ans, l'Asvel aspire à renouer dès la saison prochaine avec la compétition phare du basket contineàntal. Elle aurait pu y prétendre au regard du projet de réforme présenté en juillet dernier par Jordi Bertomeu, le directeur général de l'Euroligue. Celui-ci prévoyait notamment d'attribuer deux invitations à des clubs ne répondant pas aux critères définis pour l'obtention d'une licence A garantie, elle, sur plusieurs saisons. Sur la foi de son projet de nouvelle salle et de ses efforts structurels symbolisés par l'arrivée de Tony Parker, le club villeurbannais pouvait légitimement espérer bénéficier de cette invitation.
Mais faute d'un consensus, en raison notamment de l'opposition des représentants français (Nancy et Ligue nationale), ce projet avait été mis en stand-by. Mardi, à Rome, un nouveau format de compétition a été défini dans lequel ne figurent plus les deux invitations. La France ne bénéficierait plus que d'une seule place garantie, attribuée au champion national. Certes, un deuxième club hexagonal pourrait obtenir un second sésame, mais il faudrait pour cela terminer dans les deux premiers d'un groupe de qualification de huit équipes.
Si leurs intérêts personnels sont évidemment en jeu, les dirigeants de l'Asvel s'élèvent contre l'attitude des représentants français. En particulier de la Ligue nationale de basket, dont l'opposition systématique « n'aura guère encouragé les dirigeants de l'Euroligue à faire preuve de mansuétude à l'encontre de la France », a indiqué le club dans un communiqué. L'Asvel envisage désormais de se tourner vers la fédération pour restaurer la position du basket français. « Nous allons officiellement solliciter l'intervention de la FFBB qui inscrit les clubs en compétition européenne, a annoncé hier le président de l'Asvel, Gilles Moretton. Il faut qu'Yvan Mainini siffle la fin de la récré. Il a autorité à le faire : il est le garant des intérêts supérieurs du basket national. »