Prévue hier soir, une nouvelle réunion entre les opposants à l'Otan et la préfecture a été annulée par cette dernière. « Peut-être car nous continuons à vouloir manifester au centre-ville, ce que refuse le préfet », explique Frédéric Henry, porte-parole du Collectif anti-Otan. Mais qu'importe, estime-t-il, dans la préparation d'un tel événement, « chacun cherche toujours à gagner du temps ». Et ce, même s'il n'y en a plus beaucoup à perdre d'ici au sommet prévu les 3 et 4 avril. Raison pour laquelle son collectif et deux autres coordinations devraient adresser aujourd'hui une lettre ouverte au préfet. Ils attendent, entre autres, des informations sur le terrain qui abritera leur village alternatif, du côté de la Ganzau. « Il reste notamment le problème de sa viabilisation, précise Frédéric Henry. Comme la moitié de sa surface est labourée, nous ne pouvons toujours pas envisager son aménagement. » ■ P. W.