Après les violences qui ont fait un mort en Guadeloupe, le gouvernement français s'est retrouvé au centre des critiques concernant sa gestion de la crise, qui menace de se propager à toutes les Antilles. « Depuis deux ans, on ne s'est pas occupé des départements d'outre-mer, on ne s'est pas occupé du développement. L'Etat n'a pas rempli son rôle de contrôle des prix, a déclaré Martine Aubry, la patronne du PS, qui estime aussi que le président de la République devrait s'y intéresser. »
Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, a assuré que le travail des médiateurs en coulisses laissait augurer d'une reprise du dialogue dès la fin de cette semaine, avec un accord salarial à la clé. Mais la réponse, hier, a été celle de la fermeté. « Les pillages, les violences contre les personnes, les exactions ne seront pas tolérés aux Antilles », a indiqué la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qui a instauré depuis hier une réunion quotidienne sur la sécurité aux Antilles. Elle a également annoncé l'envoi de quatre escadrons de gendarmerie mobile sur l'île. Nicolas Sarkozy, qui doit recevoir aujourd'hui l'ensemble des grands élus de l'Outre-mer, a également prévu d'annoncer sur RFO, dans la soirée, une série de mesures politiques et sociales qui seront appliquées aux Antilles. ■