Pour Nicolas Sarkozy, le sommet social organisé hier à l'Elysée avec les partenaires sociaux a été positif. Pour les syndicats, plutôt insatisfaisant. « Ça a été tendu, il y a eu du sport », a même confié Bernard Thibault, leader de la CGT, à la sortie. Les discussions entre le Président et les organisations patronales et syndicales ont duré près de quatre heures. Nicolas Sarkozy a mis sur la table une série de propositions concernant la sauvegarde de l'emploi et l'aide aux victimes de la crise. Un ensemble de mesures pouvant coûter jusqu'à 2,6 milliards d'euros, qui ont été ensuite débattues par les organisations présentes. « Nous ne sommes pas d'accord sur tout, mais je constate qu'il y a des points de convergence sur des sujets importants pour nos concitoyens », a indiqué Nicolas Sarkozy à l'issue du sommet. Lors de son intervention télévisée, hier soir, durant laquelle il a listé les mesures immédiatement mises en place (lire ci-dessous), il a également souligné que la crise ne se réglerait pas en embauchant plus de fonctionnaires. Manière de dire qu'il ne reviendra pas sur les suppressions de postes dans la fonction publique. Et d'insister sur l'importance de poursuivre les réformes de l'université, de la recherche et de l'Etat.
Pour les syndicats, il s'agit d'une première étape. « L'action syndicale a permis une première inflexion dans la politique gouvernementale. Les quelques mesures annoncées aujourd'hui vont dans ce sens. Mais face à la situation des salariés, les mesures sont insuffisantes », a déclaré le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque. Et il reste des divergences, notamment sur la question du smic, que le Président ne souhaite pas revaloriser. La CGT a clairement indiqué qu'il fallait continuer de mettre la pression sur le gouvernement avec la nouvelle journée d'action, prévue le 19 mars prochain. Les syndicats doivent se rencontrer lundi prochain pour faire le point sur la suite des événements. ■