Une vingtaine de manifestations sont prévues aujourd'hui à l'appel de la coordination nationale des universités et de syndicats. A Paris, le cortège partira à 15 h de la place d'Italie, avec comme objectif une mobilisation aussi forte que jeudi dernier et le retrait des réformes proposées par Valérie Pécresse.
Statut des enseignants-chercheurs, mastérisation des IUFM, démantèlement des organismes de recherche... C'est avant tout l'affaiblissement des activités scientifiques que craint Philippe Büttgen, chercheur au CNRS : « On veut nous évaluer selon des critères bibliométriques. On regardera le nombre de nos publications, mais aucunement leur qualité. Il y a un paradoxe énorme entre un gouvernement qui dit vouloir mettre l'enseignement au centre de sa politique et ce que l'on voit : des postes en moins, des crédits en moins et, par-dessus le marché, des insultes. » Reste aujourd'hui une inconnue : l'impact qu'auront les vacances sur le mouvement. Depuis une semaine, la mobilisation n'a pas faibli grâce à de nombreuses initiatives locales : cours hors les murs, flash mobs, débats et lectures publiques de La Princesse de Clèves, clin d'oeil à un livre qui aurait traumatisé Nicolas Sarkozy. ■