Un verdict avant l'heure. La cour d'assises spéciale, qui juge en appel Yvan Colonna, doit enfin se prononcer, vers 13 h, sur la demande de supplément d'information déposée par ses avocats après les révélations surprises de Didier Vinolas, un ancien collaborateur du préfet Erignac.
Hier, en conclusion d'une audience sans relief, les parties se sont prononcées. Pour les parties civiles, ce supplément n'est pas nécessaire, même si l'avocat des fonds publics a très maladroitement donné raison à la défense, estimant qu'« on ne saurait mettre en cause des personnes sur de simples accusations ». Le parquet général a évolué, se disant ouvert à un supplément de « deux-trois jours » pour vérifier les seuls « éléments nouveaux » livrés par Vinolas. Dans une véritable plaidoirie, la défense du berger s'est opposée à cet « ersatz » de supplément, demandant d'aller « jusqu'au bout » dans ce dossier qui, selon elle, « dégouline de déloyauté ». ■■B. B.