JUSTICE - Elle doit se prononcer sur la demande de supplément d'information formulée par la défense...
Un verdict avant l’heure. La cour d’assises spéciale, qui
juge en appel Yvan Colonna, doit enfin se prononcer, jeudi vers 13h, sur la demande de
supplément d’information déposée par ses avocats après les révélations surprises de
Didier Vinolas, un ancien collaborateur du préfet Erignac.
Ce mercredi, en conclusion d’une
audience sans relief, les parties se sont prononcées. Pour les parties civiles, ce supplément n’est pas nécessaire, même si l’avocat des fonds publics a très maladroitement donné raison à la défense, estimant qu’«on ne saurait mettre en cause des personnes sur de simples accusations».
Aller «jusqu'au bout»
Le parquet général a évolué, se disant ouvert à un supplément de «deux-trois jours» pour vérifier les seuls «éléments nouveaux» livrés par
Vinolas.
Dans une véritable plaidoirie, la défense du berger s’est opposée à cet «ersatz» de supplément, demandant d’aller «jusqu’au bout» dans ce dossier qui, selon elle, «dégouline de déloyauté».
Bastien Bonnefous