JUSTICE - Le défense perd patience et menace toujours de quitter le procès...
Didier Vinolas superstar. Il n'est plus question que de l'ancien commissaire au
procès Colonna. L’ex-collaborateur du préfet Erignac doit être confronté, ce mercredi après-midi, à un ancien policier des RG, François Quilichini. Vinolas a assuré
vendredi que ce dernier possédait, depuis avril 1998, des renseignements cruciaux mais inexploités.
Le président de la cour, Didier Wacogne, a souhaité attendre la fin des confrontations avant de rouvrir le débat sur la
demande de supplément d'information formulée par la défense, qui menace de quitter le procès en l'absence de réponse. Selon les avocats d'Yvan Colonna, de nouvelles investigations sont nécessaires. Elles pourraient, selon eux, provoquer un «ajournement» du procès pendant quelques jours.
Vinolas veut parler, mais pas en public
Dans l'œil du cyclone, Didier Vinolas a été mis à rude épreuve depuis lundi. Il a, pourtant, réaffirmé, ce mercredi sur Europe 1, l'importance des informations qu'il détient. «J'ai simplement deux noms qu'il me semble utile de livrer à la justice dans un cadre sécurisé. C'est-à-dire devant un juge d'instruction et non pas de manière publique à l'audience», a-t-il ajouté.
L'ancien proche du
préfet Erignac, «à la fois pour des raisons de sécurité et de risque de fuite des intéressés», réclame donc lui aussi à être entendu hors audience.
J.M. avec agence