Début de nuit dans le calme... 2.000 participants à une marche silencieuse à Pointe-à-Pitre

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Publié le 19 février 2009.

CRISE AUX ANTILLES - Toutes les dernières infos sur le conflit social...

21h40: Lilian Thuram ferait «partie des manifestants» s'il était là-bas
Le champion du monde de football et membre du Haut-Conseil à l'intégration s'est dit solidaire du conflit social en Guadeloupe au 20h de France 2. «Peut-être pas sur les barrages, mais je ferais partie des manifestants, bien-sûr, a assuré Lilian Thuram, vainqueur du Mondial-1998 avec l'équipe de France et natif de Pointe-à-Pitre. Si vous vivez en Guadeloupe, vous connaissez la réalité de la Guadeloupe. Il faut seulement comprendre: s'il y a 60.000 personnes dans les rues, c'est qu'il y a une raison». «Aux Guadeloupéens, (je dirais) que je pense que c'est légitime de demander une société meilleure, je suis avec eux parce que je peux les comprendre», a-t-il conclu Thuram en mettant en garde contre les dérapages violents: «Par contre aux plus jeunes, enfin je ne suis pas sûr qu'ils regardent le 20 heures (rires), je dirais que les violences discréditent le mouvement».

21h30: Début de la marche silencieuse à Pointe-à-Pointre
Plusieurs centaines de manifestants, dont Elie Domota, ont entamé une marche silencieuse vers l'endroit où le syndicaliste Jacques Bino a été tué par balle hier. Le leader du LKP était entouré d'un très important service de sécurité. Un portrait de Che Guevara et de très nombreux drapeaux rouges de la CGT-G flottaient au-dessus de sa tête.

21h05: Nicolas Sarkozy parlera jeudi soir sur RFO
Le chef de l'Etat a annoncé qu'il fera une déclaration sur la situation en Guadeloupe à l'issue d'une rencontre à l'Elysée avec les élus des départements et territoires d'Outre-mer prévue à 17h. L'occasion, sans doute, de faire les annonces évoquées plus tôt par François Chérèque.

20h55: Elie Domota suspicieux au sujet de la mort d'un syndicaliste
Le leader du LKP en Guadeloupe, a émis mercredi des «doutes» sur la «version officielle» à propos de la mort par balle d'un syndicaliste la veille à Pointe-à-Pitre. «Ce matin, on nous disait qu'il a été tué par un tir non identifié et brusquement après, on nous dit qu'il a été tué par des jeunes», a-t-il déclaré après une conférence de presse. «On demande à la justice de mener une enquête approfondie pour réellement définir ce qui s'est passé parce que les circonstances sont encore troubles», a-t-il ajouté.

20h15: Nicolas Sarkozy évoque le conflit pour la première fois
Le chef de l'Etat a souligné «l'angoisse», «l'inquiétude» et «une certaine forme de désespérance de nos compatriotes des territoires d'Outre-mer» dans son allocution télévisée à l'issue du sommet social. «Dès demain, je recevrai les élus d'Outre-mer», a-t-il confirmé.

19h30: Pour Christiane Taubira, les déclarations de MAM sont «martiales», «viriles» et «indécentes»

La député (PRG) de Guyanea réagi aux propos de Michèle Alliot-Marie sur la Guadeloupe concernant l'envoi d'escadrons de gendarmes supplémentaires. Elle a déploré que «les déclarations martiales et viriles, mal placées, malvenues de Mme Alliot-Marie sont non seulement tardives, mais elles sont caricaturales, elles sont indécentes, compte tenu de la réalité de la situation économique et sociale, compte tenu de la lourde responsabilité de l'Etat dans l'impasse dans laquelle se trouve ce mouvement». «C'est bien l'ambiance que le gouvernement a fait créer à partir de lundi qui a provoqué» la mort d'un syndicaliste à Pointe-à-Pitre, en décidant notamment de «faire charger les gendarmes», a-t-elle ajouté, estimant que la Guadeloupe était «en état d'insurrection pacifique».
19h08: François Chérèque porte-parole de l'Elysée
A la sortie du sommet social, le leder de la CFDT a déclaré que Nicolas Sarkozy annoncera jeudi des mesures politiques et sociales.

18h55: Les profs privés d'exams
Les épreuves écrites des concours de recrutement des professeurs de lycées professionnels, prévues jeudi et vendredi dans toute la France, ont été reportées aux 24 et 25 mars, en raison de la situation sur l'île, a annoncé mercredi le ministère de l'Education nationale.

18h05: 14 gardés à vue dont 3 mineurs

Quatorze personnes, dont trois mineurs, sont gardées à vue après les incidents de la nuit de mardi à mercredi, a déclaré mercredi le procureur de Pointe-à-Pitre, Jean-Michel Prêtre. Ces chiffres ne concernent, a précisé le magistrat, que la seule circonscription judiciaire de Pointe-à-Pitre, la principale de la Guadeloupe qui en compte deux.


17h50: Quatre escadrons de gendarmerie partent pour la Guadeloupe
Michèle Alliot-Marie a annoncé mercredi le départ pour la Guadeloupe de 4 escadrons de gendarmerie.

17h30: «Une gestion calamiteuse de la crise»
«Le sang vient de couler en Guadeloupe et on sait que c'est le résultat de l'inertie et du manque de considération de l'Etat pour l'Outre-mer», a affirmé sur France-info l'ex-candidate PS à la présidentielle, Ségolène Royal. Il y a eu cinq semaines de manifestations dans le calme, il y a un besoin de dignité. En face de cela, il y une gestion calamiteuse de cette crise. Le pouvoir est resté totalement sourd aux attentes et aux appels de détresse», selon elle.

17h10: Le coup de gueule d'un camarade du syndicaliste tué
Pour Max Céleste, membre de la direction de Combat Ouvrier et qui côtoyait le militant CGTG décédé au sein du collectif LKP, «l'Etat français a créé une situation chaotique. Les jeunes deviennent incontrôlables, si le LKP n'avait pas fait preuve de sang froid et eu un service d'ordre efficace, il y aurait eu de nombreux dérapages bien plus tôt dans le conflit.» Selon Céleste, «la dégradation actuelle est terrible quand on voit que Jégo avait validé le dimanche 8 février un pré-accord entre patronat et syndicats. Mais ses aller-retours en métropole et le volte-face du gouvernement ont mené indirectement à ce drame. Tout comme des insultes racistes de certaines forces de l'ordre.»

16h42: Syndicaliste tué: la balle n'était pas une balle perdue
Le syndicaliste tué par balle dans la nuit de mardi à mercredi n'a pas été atteint par une balle perdue, a affirmé mercredi le procureur de Pointe-à-Pitre, Jean-Michel Prêtre. Au terme des premières constatations, la voiture de Jacques Bino a subi trois tirs dont les deux premiers ont visé le côté arrière-droit du coffre de la voiture et le troisième, mortel, a été «tiré par la fenêtre ouverte du passager assis à l'avant droit», a précisé le procureur lors d'une conférence de presse.

16h36: Yves Jégo envisage un accord salarial «dès cette fin de semaine»
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a envisagé mercredi la possibilité d'un accord salarial «dès cette fin de semaine». «Les médiateurs travaillent en coulisse et je crois savoir que les choses avancent bien. Je pense que, dès cette fin de semaine, il y aura matière à ce que la responsabilité triomphe, que les gens se mettent dans une salle et qu'ils signent cet accord salarial que nous attendons tous», a-t-il déclaré dans les couloirs de l'Assemblée.

16h00: Quand une députée compare la situation en Guadeloupe à Ouvéa
La députée de La Réunion Huguette Bello (PCR) a évoqué mercredi le souvenir d'Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, pour dénoncer «le mépris scandaleux et inadmissible», selon elle, des pouvoirs publics face aux manifestations en Guadeloupe, qui ont fait une victime mardi soir. «Pour la première fois depuis 1946, les quatre vieilles colonies sont sur les mêmes revendications. Nous voyons le silence assourdissant du président de la République», a-t-elle déclaré à la presse à l'Assemblée.

(NB: Le 5 mai 1988, à Ouvéa en Nouvelle-Calédonie, 19 kanaks et deux militaires sont morts dans une opération militaire. Il s'agissait de libérer des gendarmes pris en otage par les indépendantistes.)


15h30: Michèle Alliot-Marie annonce que les pillages et les exactions ne seront pas tolérés

A l'Assemblée nationale, la ministre de l'Intérieur a affirmé que «les pillages, les violences contre les personnes, les exactions ne sauraient être tolérés et ne le seront pas» aux Antilles, évoquant le «drame» de la mort d'un homme en Guadeloupe. «Si chacun a le droit légitime à s'exprimer, y compris dans le cadre de manifestations, ce droit ne saurait en aucun cas, porter atteinte à la sécurité des personnes ou à la paix publique», a-t-elle déclaré en ajoutant que «ces violences n'ont rien à voir avec le droit légitime à manifester».

15h04: François Fillon «condamne fermement » les violences

Quelques heures après la mort d'un syndicaliste à Pointe-à-Pitre, tué par balle, le Premier ministre «condamne fermement» les actes de violence en Guadeloupe, indique-t-il dans un communiqué.

14h57: Les syndicats «exigent» que le sommet social parle de la Guadeloupe
Juste avant la réunion prévue à l'Elysée entre Nicolas Sarkozy, le gouvernement et les partenaires sociaux, les leaders de la CGT, de la CFDT et de FO se sont mis d'accord pour «exiger» que le sommet social aborde la crise sociale en Guadeloupe, déclare à son arrivée à l'Elysée le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque.

13h51: Le comité interministériel de l'Outre-mer réuni «dans quelques jours»
Le comité interministériel de l'Outre-mer, créé ce mercredi matin en Conseil des ministres, se réunira «dans les prochains jours», indique Luc Chatel, porte-parole du gouvernement. «Sous l’autorité du président de la République, il réunira périodiquement les membres du gouvernement concernés par la mise en oeuvre des politiques publiques menées outre-mer» et «il pourra faire appel à toute personnalité qualifiée susceptible d’éclairer ses travaux».

10h54: Une réunion sur la sécurité aux Antilles prévu en urgence
La ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités Territoriales annonce que la ministre Michèle Alliot-Marie tiendra à 16h une réunion «consacrée à la sécurité publique aux Antilles». «Yves Jego, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, le général Roland Gilles, directeur général de la gendarmerie nationale et Eric Le Douaron, directeur central de la sécurité publique, y participeront», ajoute le ministère, qui précise que «cette réunion se tiendra désormais quotidiennement».

7h48: Chatel lance un appel au calme
Paris «lance un appel au calme», déclare sur Europe 1 le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.

0h30: le conflit fait sa première victime en Guadeloupe
Un homme a été tué par une balle tirée «depuis un barrage tenu par des jeunes» vers 0h30, dans la nuit de mardi à mercredi à Pointe-à-Pitre. Selon les informations de 20minutes.fr, il s'agit d'un militant de la CGTG, la Confédération Générale du Travail de la Guadeloupe, la deuxième organisation syndicale sur l'île. Il s'agit de Jacques Bino, un agent des impôts. C'est un père de famille de 47 ans.

Le début de la nuit avait déjà été le théâtre d'affrontements violents. Outre les trois policiers à Henri IV, trois gendarmes ont été légèrement blessés par des tirs d'armes à feu alors que les affrontements entre jeunes et forces de l'ordre se multipliaient. Plusieurs magasins ont été pillés à Pointe-à-Pitre et des barrages, dont certains enflammés, dressés sur plusieurs rues de la ville désertées par les habitants. Selon la préfecture, «des incendies se déclarent dans des commerces, essentiellement dans l'agglomération de Pointe-à-Pitre».
20minutes.fr (avec agence)
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