Les écuries françaises face à la crise

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Publié le 18 février 2009.

AUTO - La crise frappe de plein fouet le monde du sport mécanique...

C’est l’illustration parfaite de l’effet domino. Mitsubishi annonce une perte nette de 60 milliards de yens (511 millions d'euros) sur 2008-2009, son président, Osamu Masuko explique quelques semaines plus tard que la marque ne participera plus au Dakar. En janvier, les immatriculations de véhicules neufs au Japon atteignent leur plus bas niveau depuis 41 ans, Suzuki et Subaru quittent le championnat du monde des rallyes. Victimes collatérales de la crise, toutes les disciplines de sport mécanique s’inquiètent de leur avenir. Même la Formule 1 dont les acteurs ont travaillé en urgence sur une réduction de 30% des coûts pour sauver le budget.

Comment la crise est-elle vécue dans la voile?


«La crise a parfois bon dos»,  murmure-t-on à mots couverts chez certains constructeurs français qui stigmatisent le départ quasiment simultané de 5 écuries japonaises du sport mécanique. Une allusion à Honda en Formule 1 ou Subaru en rallye  soupçonnés d’avoir profité de la crise pour quitter sans déshonneur des disciplines où elle n’ont jamais remporté les résultats espérés.
 
Renault perd son sponsor

 
Renault Sport, Citroën et Peugeot Sport maintiennent pour le moment le cap dans leurs disciplines respectives même si on leur a demandé en interne de faire attention à leurs dépenses. Alors que le groupe PSA Peugeot Citroën s'attend au départ de 11 000 salariés du groupe en 2009, Peugeot et Citroën Sport restent ainsi engagées en endurance et en rallye. «En temps de crise, la communication est importante. Vous avez vu le nombre de publicités sur les voitures que l’on voit en ce moment à la télé», glisse-t-on dans les hautes sphères du groupe.
 
L’entité Peugeot sport ne cache pourtant pas qu’elle mise gros sur les 24 heures du Mans. «Il y a certaines disciplines où seule la victoire est belle», résume-t-on. Une façon de suggérer que la participation de Peugeot à cette épreuve dans l’avenir est dépendante du résultat sportif le week-end du 13-14 juin. Difficile par exemple de savoir si Mitsubishi aurait quitté le Dakar en cas de victoire.
 
Un avenir incertain

 
Même si elles font face, les écuries françaises sont bien sûr loin d’être épargnées. Renault Sport, vient ainsi de perdre mardi l’un de ses principaux sponsors : la banque assurance ING  qui stoppera  son partenariat avec Renault après la saison 2009. La marque au losange ne s’est pas encore exprimée sur le sujet. Un nouveau motif d’inquiétude pour l’avenir du sport automobile français.

«Dans le contexte économique global actuel, on est dans l'expectative.Tout le monde s'adapte à ce contexte», résume, lucide, le directeur du Dakar, Etienne Lavigne.

M. Go.
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