Enseignants-chercheurs : entre 30.000 et 55.000 manifestants ce jeudi

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Publié le 19 février 2009.

UNIVERSITE - Le 10 février dernier, ils étaient entre 40.000 et 80.000 selon les sources...

La mobilisation des universitaires montre-t-elle des signes d'essouflement? Alors que Valérie Pécresse a annoncé «un nouveau texte dans les semaines qui viennent» sur le statut des enseignants-chercheurs, les manifestations contre les réformes du gouvernement dans l'enseignement supérieur, la recherche et l'éducation, ont réuni entre 30.000 personnes selon la police et 55.000 selon les organisateurs ce jeudi partout en France, selon un décompte non exhaustif des bureaux de l'AFP. Le 10 février dernier, ils étaient entre 40.000 et 80.000 selon les sources.

La coordination nationale étudiante, qui dit représenter 63 universités, a malgré tout salué l'ampleur des manifs «malgré les vacances universitaires», a déclaré Aurélien Boudon, porte-parole de la coordination étudiante. «Beaucoup d'universités étaient en vacances, comme Rennes II, haut lieu de la contestation», a-t-il expliqué.

>> Retrouvez, ici, notre carte interactive des manifestations

Une vingtaine de manifestations étaient prévues à l'appel de la coordination nationale des universités et d'une intersyndicale (FSU, CGT, FO, Solidaires, Sauvons la recherche, Sauvons l'université, Unef), rejointes par l'Unsa Education et le syndicat du supérieur AutonomeSup.

A Paris
En fin de journée, 200 à 250 étudiants occupaient un amphithéâtre de la Sorbonne, évoquant «le début d'une radicalisation» dont la faute est rejetée sur le gouvernement, qui n'«écoute pas». Ce sont 15.000 à 30.000 enseignants-chercheurs et étudiants, selon la police et les organisateurs, qui ont commencé à défiler sont partis peu après 15h de l'avenue des Gobelins, dans le 13e, en direction de Sèvres-Babylone, derrière une banderole de tête proclamant «universitaires, chercheurs, Biatoss et ITA, étudiants, unis pour l'enseignement supérieur et la recherche». Le 10 février dernier, ils étaient 17.000 à 50.000 à battre le pavé dans la capitale.

A Strasbourg
Au moins 2.300 défilent, soit un peu plus que lors de la précédente manifestation. Une centaine de lycéens s'est joint au cortège, qui se déplace dans une ambiance festive, avec des clowns à sa tête.

A Lyon
Environ un millier d’enseignants-chercheurs et étudiants sont partis à 14h30 de la place des Terreaux (Lyon 1er) pour protester contre le projet de réforme de leur statut, en scandant « Pécresse, tu n’auras pas la peau du CNRS ». Les manifestants étaient majoritairement issus de l’université scientifique Lyon-1. «Les deux autres universités lyonnaises, Lyon-2 et Lyon-3 étant en vacances, la mobilisation d’aujourd’hui est plutôt exceptionnelle», a indiqué Olivier Gandrillon, chargé de recherche au CNRS et membre du collectif Sauvons la recherche. Les manifestants, qui se dirigent vers la préfecture, ont distribué des tracts aux passants, les invitant «à écrire à leurs élus pour faire savoir leur soutien au mouvement». «On recherche à présent des convergences avec l’ensemble du secteur éducatif. Les problèmes sont les mêmes de la maternelle à l’université», estime Olivier Gandrillon.

A Bordeaux
Ils étaient environ 3.000 à manifester dans la capitale de Gironde.

A Marseille
Plusieurs milliers d'universitaires et étudiants, 5.000 selon les organisateurs, 2.000 selon la police, manifestent aux cris, entre autres, de «Sarkozy, Pécresse, Darcos démission» ou «Union, action, insurrection». Le défilé a parcouru le centre-ville marseillais, depuis les escaliers de la gare Saint-Charles jusqu'à la préfecture de région, dans le centre de la ville. Les manifestants, avec à leur tête un groupe d'étudiants en musique et théâtre qui ont joué tout au long de la marche «pour signifier l'importance de la culture», portaient des pancartes clamant: «Mets tes réformes au placard, on en a tous marre» ou dénonçant une «France sans CNRS = recherche en détresse».

A Valenciennes
Une manifestation d’ouvriers de la métallurgie contre les licenciements déguisés et les suppressions d’emploi a été rejointe par des enseignants. Les minifestants, plusieurs centaines, ont envahi la gare SNCF.

Partout en France
Des manifestations étaient également prévues, pour la plupart dans l'après-midi, à Amiens, Boulogne-sur-mer, Bordeaux, Calais, Dijon, Dunkerque, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Orléans, Paris, Reims, Rouen, Strasbourg, Toulouse et Tours.

Retrait de la réforme

Les objectifs sont clairs: le retrait de la réforme du statut des universitaires, le retrait de celle de la formation des enseignants, le rétablissement des postes supprimés dans le supérieur et le refus du démantèlement des grands organismes de recherche. Le 10 février, entre 43.000 et 100.000 personnes, selon les sources, avaient défilé dans un cadre similaire.

Le SNUipp-FSU, principal syndicat des enseignants des écoles, appelle aussi à manifester jeudi, contre la réforme de la formation. Mais les enseignants des zones A et C sont en vacances, seuls ceux de la zone B travaillent (Aix-Marseille, Amiens, Besançon, Dijon, Lille, Limoges, Nice, Orléans-Tours, Poitiers, Reims, Rouen, Strasbourg).
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