CRIMINEL - Alfred Petit avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 2001. Il s'est pendu dans sa cellule de la maison d'arrêt de Bois d'Arcy (Yvelines)...
«Un mort de plus», titre Paris-Normandie. Et des mystères qui restent. Le détenu qui s'est suicidé par pendaison dans la nuit de lundi à mardi à la maison d'arrêt de Bois d’Arcy est Alfred Petit, 44 ans. Alfred Petit avait été condamné le 15 novembre 2006 à la réclusion criminelle à perpétuité par la Cour d'assises d'appel de Paris pour le meurtre du couple Roussel dans la nuit du 17 au 18 mai 2001 à Saint-Jacques-sur-Darnétal, près de Rouen. Il n’a jamais donné la moindre explication sur ce drame sanglant.
Ce fait-divers avait provoqué une grande émotion et défrayé la chronique en ressuscitant la polémique sur les permissions de sortie des détenus jugés dangereux. Le cadavre calciné de Jean-Jacques Roussel, tué d'une balle de fusil de chasse, avait été retrouvé dans sa grange incendiée tandis que des morceaux du corps dépecé de son épouse Danielle avaient été repêchés dans la Seine.
Alors en permission, Alfred Petit avait été arrêté le 21 mai 2001 après une tentative de meurtre sur un gendarme, alors qu'il se trouvait à bord de la voiture des victimes, souillée du sang de Danielle Roussel.
Le même sort que son père
Durant son procès d'appel comme lors du premier qui s'était tenu à Rouen en 2004, Alfred Petit s'était muré dans le silence après avoir clamé son innocence.
Le père d'Alfred Petit, prénommé également Alfred et ancien boucher-charcutier, avait été soupçonné durant l'instruction d'avoir découpé le corps de l’épouse Roussel. Il s'était lui-aussi suicidé le 15 janvier 2004, à l'âge de 64 ans, en se pendant à son domicile avant le verdice. A-t-il vraiment aidé son fils? Le décès de ce dernier clôt définitivement cette affaire.
Avec agence