Premier tour de l'Open 13 et derniers tours de passe-passe pour Fabrice Santoro. Opposé à son coéquipier du double, Julien Benneteau, le Varois a fait de la résistance, hier, avant de plier en trois sets (6-4, 4-6, 2-6). Un réflexe gagnant sur un retour de smatch, un coup à la Yannick Noah, une ribambelle de revers chopés dont il a le secret, et puis s'en va... L'ovation du public à sa sortie du court arrivera un peu tardivement.
Programmé en milieu d'après-midi, ce dernier match en simple à Marseille du doyen du circuit (36 ans) n'a pas soulevé l'engouement espéré pour sa dernière saison. A son grand regret, car Marseille tient une place particulière dans son coeur. « C'est un tournoi qui compte dans ma carrière. Je l'ai gagné en 1999 et j'ai l'impression que c'était hier. En plus en France, je n'en joue pas beaucoup, cinq au maximum. Et puis ici, j'ai la chance de jouer devant ma famille. Maintenant c'est vrai qu'un mardi après-midi, il n'y a pas de grosse ambiance. » Mais le magicien des courts ne se cache pas. « Ce n'est pas ça qui a fait pencher le match. Dans le déplacement, j'aurais pu mieux faire. Et puis il ne faut pas que je m'attende à vibrer chaque semaine comme à Melbourne. L'Australian Open, c'était au-delà de tout ce que je pouvais imaginer sur le plan émotionnel. »
Et forcément on ne peut être que déçu de son passage passé presque inaperçu sur ses terres. Santoro se veut plus diplomate : « S'attendre à quelque chose, c'est se considérer important. Alors qu'il n'y a aucune obligation. Le but ce n'est pas d'avoir une bouteille de champagne toutes les semaines. D'ailleurs pour l'anecdote, la bouteille offerte en Australie est, hélas, restée dans une des poubelles de l'aéroport en raison de la nouvelle réglementation... » ■