• Newsletter :
  • vendredi 30 juillet 2010 11:12

Les animaux ont un pied à terre en ville

0 commentaires
Publié le 18 février 2009.

Des bêtes à poils et à plumes, juste au coin de la rue. Depuis hier, l'exposition « Marseille, ville sauvage », présentée au Museum d'histoire naturelle, propose au visiteur de partir à la découverte de la faune urbaine marseillaise. Loin des simples toutous et autres minous de compagnie, ce parcours révèle une biodiversité insoupçonnée, de la blatte à la fouine, en passant par sept types de chauves-souris. Au total, près de 1 500 espèces (marines exclues) sont représentées dans la commune, dont environ 150 espèces d'oiseaux et une quarantaine de mammifères.

« Marseille a une biodiversité comparable à d'autres grandes villes, mais avec quelques spécificités, explique Philippe Siaud, ingénieur écologue et commissaire scientifique de l'exposition. C'est une ville côtière, les oiseaux migrant vers le sud y font des pauses deux fois par an. De plus, la commune est entourée de massifs, il y a donc une forte interaction entre zones urbaines et naturelles. D'où l'arrivée des sangliers à Luminy ou des renards en centre-ville. » Au-delà de ces visiteurs inattendus, l'exposition présente aussi les habitués du bitume sous un jour différent. « Prenons le rat, poursuit Philippe Siaud. Sans sa présence dans les égouts, les conduits seraient éternellement bouchés. » Autre nuisible semi-réhabilité : le goéland, alias le gabian, qui supplante en nombre le pigeon sur la ville. « Le pigeon reste cependant plus embêtant pour les monuments, précise le scientifique. Le goéland, lui, niche sur les toits plats... »

La dernière partie du parcours, plus scientifique, s'intéresse à l'adaptation de la faune à la ville. Si certaines bestioles « tous terrains » ont vite pris leurs marques, d'autres font des expérimentations : ainsi, la mésange et le merle vont changer leur tonalité de chant pour continuer à communiquer au-dessus du bruit des klaxons. D'autres espèces, dupées par la lumière des réverbères, vont allonger leur période de reproduction. « On est au début d'une histoire, s'enthousiasme Philippe Siaud. La nature s'adapte à un nouveau milieu, car la ville est un milieu comme un autre. Il y a même des avantages : plus de nourriture, une température plus élevée... La seule différence, c'est que l'animal y a un compétiteur direct : l'homme. C'est son seul problème ! » ■

Stéphanie Harounyan

Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité

Les blogs actualités générales

publicité

Réagissez à cet article

Vous n'êtes pas identifié(e) : votre commentaire apparaitra après modération - .
Lire les conditions d'utilisation
publicité
publicité

S'identifier sur 20minutes.fr