Quelle valeur les Girondins accordent-ils à la Coupe UEFA ? Difficile de le savoir exactement, à quelques heures de leur 16e de finale aller face aux Turcs de Galatasaray Istanbul. L'heure n'est en tout cas plus à l'enthousiasme affiché à l'approche de la Ligue des champions, dont ils ont été éliminés à l'automne. Cette Coupe d'Europe n'a pas la saveur de sa grande soeur, et d'ailleurs Laurent Blanc n'hésite pas à claironner que « la priorité des priorités, c'est le championnat ». Un championnat qui doit permettre au club de retrouver... la Ligue des champions, autrement plus rémunératrice. Même si l'affiche de ce soir est belle, face à la seule équipe turque à avoir remporté une compétition continentale (la Coupe UEFA, justement, en 2000), la L1 ne quittera donc pas les esprits bordelais.
En difficulté depuis trois journées, notamment sur le plan comptable, les Girondins peinent dans la course au titre, et ils comptent sur ce détour par la scène européenne pour soigner une confiance qui s'effrite. « On a à coeur de renouer avec la victoire », explique Ulrich Ramé. « Ce match peut nous offrir une respiration, ajoute Laurent Blanc. Les joueurs ont conscience de traverser une période de turbulence, notamment à cause d'un problème d'efficacité offensive. Si on y remédiait ce soir, cela pourrait nous servir pour le championnat. »
Avant de se déplacer dans le chaudron stambouliote, les Girondins ont tout intérêt à prendre un net avantage chez eux. S'ils n'y parviennent pas, ils risquent fort de sortir de cette coupe par la petite porte, au même stade que l'an dernier, face aux Belges d'Anderlecht. ■