Marina Jaunâtre retrouve un moral flambant neuf pour 2009

0 contributions
Publié le 18 février 2009.

« J'avais tellement peur de me retrouver seule derrière dans la pampa ! » Marina Jaunâtre appréhendait son retour au premier plan, sur le Tour du Qatar, la semaine dernière. Elle a finalement surpris tout le peloton avec une neuvième place au général... Une performance inimaginable lorsqu'elle regarde dans le rétroviseur. Car, pour elle, l'année 2008 restera celle des galères et des doutes. Quand elle en fait le récit, sa voix chevrote par moments, preuve que la souffrance ne l'a pas épargnée.

Tout a débuté en décembre 2007, avec une grosse fatigue. Marina souffre d'hypothyroïdie. « Je mettais un temps fou à récupérer de mes courses, se souvient-elle. La descente aux enfers a commencé. » D'autant que les Jeux olympiques de Pékin se profilent à l'horizon. Problème, « mon corps n'arrivait plus à suivre mon mental ». Marina n'admet pas qu'elle n'a pas les moyens physiques de s'aligner en Chine. « Ça me tapait dans la tête », répète-t-elle. La douleur est telle qu'en juin, au championnat régional, elle s'est « laissée chuter ». Ce dernier incident intervient à trois semaines de la sélection pour les JO. L'évidence lui éclate en pleine face : elle n'ira pas à Pékin. Elle en fera le deuil devant sa télé, « comme une personne lambda ».

En juillet, elle enfourche à nouveau son vélo. Avec la poisse sur son porte-bagages... « Le dernier jour des vacances, avant de partir monter le Tourmalet, je me suis cassé le radius. » Nouvel élan brisé. Nouveaux ennuis. « Après un mois, j'ai été déplâtrée, mais le poignet me faisait encore très mal. Je souffrais tellement. » Elle est atteinte, en fait, d'une algodystrophie. Sa bicyclette est encore remisée dans son garage. A bientôt 27 ans, une nouvelle vie débute donc pour Marina. Une vie sans vélo. « Et j'y ai pris goût », reconnaît-elle. L'idée d'une fin de carrière s'instille dans son esprit. Son entourage ne la pousse d'ailleurs pas à revenir. Un déclic inattendu va alors survenir. « Mon père est revenu d'Afrique. Il voulait me revoir courir. Il m'avait suivie sur un vélo jusqu'à mes 18 ans, mais plus du tout après. Je me suis dit : "Allez, je ne peux pas arrêter sur un zéro pointé." » En décembre, nouveau départ. Le bon cette fois-ci. Avec une autre philosophie. « Je me prends moins la tête, explique-t-elle. Je suis plus simple dans mes choix. Je n'ai pas de pression. Et je fais plus attention à ma santé. J'ai décidé de davantage m'écouter. » La nouvelle Marina Jaunâtre est peut-être née. ■

David Phelippeau
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr