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Stéphane Guillon, sans limite avec DSK

Stéphane Guillon, le chroniqueur humoriste de France Inter
Stéphane Guillon, le chroniqueur humoriste de France Inter/Radio France/ Christophe Abramowitch

MEDIAS - L'humoriste de France Inter a fait une chronique remarquée sur le patron du FMI. Mais peu appréciée par l'intéressé...

On ne parle que de cela, ce mardi, devant la machine à café. De la chronique de Stéphane Guillon, diffusée sur France Inter à 7h50, qui était ce matin consacrée à Dominique Strauss-Kahn, l’invité de la matinale.
 
Une chronique qui n’y allait pas avec le dos de la cuillère. L’humoriste parle sans détours de l’«aventure» adultère du dirigeant du FMI avec une ancienne salariée, qui avait occasionné, l’année dernière, l’ouverture d’une enquête interne de l'organisation internationale. Le responsable politique a beau avoir été blanchi, Stéphane Guillon ne l'a pas raté.

Dans sa chronique, celui-ci sourit en inventant des «mesures exceptionnelles» mises en place dans la radio pour ne pas «réveiller les instincts de la bête». Les femmes auraient ainsi été interdites de talons, jupes et bas résilles, et tous les endroits sombres de la station auraient été condamnés.

Remous

La blague n’a pas plu à l’invité, qui a pris le micro pour dire: «J’ai assez peu apprécié les commentaires de votre humoriste. Les responsables politiques ont le droit et le devoir d'être critiqués par les humoristes. Mais l'humour, ce n'est pas drôle quand c'est principalement de la méchanceté.»



Or l’histoire ne s’est pas arrêtée là, comme le raconte Ozap. Frédéric Schlesinger, directeur de France Inter, a rappelé, devant les caméras de «L’Edition spéciale» de Canal+, ce mardi midi, que c’était «une caricature, un papier humoristique, il faut l’entendre et le vivre comme tel». D'ailleurs, aucun chroniqueur de France Inter n'est relu avant de passer à l'antenne, qu'il s'agisse de Guillon comme des autres.

Frédéric Schlesinger a confié avoir néanmoins présenté ses excuses à DSK, tout en rappelant que «la liberté de ton de cet exercice» n’était pas diffamatoire. Guillon, lui aussi interrogé par Canal, a dit qu’il ne «savait plus sur quel pied danser» car ce même Schlesinger lui avait offert une caisse de champagne un peu plus tôt dans la matinée, en guise d’encouragement. Une vaste blague, assurent ses collaborateurs de France Inter, habitués à l'humour perpétuel de leur chroniqueur. Lequel a «promis d'être gentil demain», pour Martine Aubry, l'invitée de la matinale de mercredi.
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