Frédéric Lefebvre veut une enquête parlementaire sur les sites de streaming
Créé le 17.02.09 à 15h23
Mis à jour le 17.02.09 à 15h37
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INTERNET - Le député et porte-parole de l'UMP est d'accord avec Luc Besson: il y a du piratage industriel en ligne...
Coup de théâtre. Frédéric Lefebvre vient
en aide au cinéaste Luc Besson dans sa croisade anti-piratage et anti-sites qui diffusent des vidéos en streaming – c’est-à-dire des vidéos lisibles en ligne, sans téléchargement. Le porte-parole de l'UMP a en effet demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le «piratage industriel» orchestrés selon lui par les sites de streaming, diffusant des contenus protégés sans payer de droit d'auteur.
Une commission d’enquête parlementaire? Oui, vous avez bien lu. Pourtant, ce genre de recours concerne d’ordinaire les très grosses affaires. Par exemple à propos du procès Outreau, des conditions de libération des infirmières bulgares détenues en Libye ou encore des conditions de détention dans les prisons françaises.
Une législation qui doit venir du haut
Mais Frédéric Lefebvre, qui se fait de plus en plus entendre sur les sujets liés au Web, veut prendre le taureau par les cornes. Il a adressé une lettre au président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer, dans laquelle il estime que «l'exception culturelle française», à savoir les droits d’auteur, est «mise en cause».
Pour lui, la réglementation de la toile doit venir du haut, dans un système d’autorité verticale. Une stratégie paradoxale quand on sait que le Web, a contrario, fonctionne selon un principe de transversalité absolue.
A l'attaque des pirates du Net
Lefebvre est aussi revenu aussi sur la fermeture du site de streaming beeMotion.fr, réalisé depuis le Canada mais hébergé en France par une filiale du groupe Iliad, qui détient Free. D’après lui, «pas moins de cinq opérateurs économiques domiciliés en France» concourent «volontairement ou non» à la rémunération de l'éditeur de ce site «qui diffuse des films récents sans en avoir acquis les droits depuis le Canada». «C'est un exemple parfait de piratage industriel», a conclu le porte-parole de l’UMP, citant un autre site, Allo Streaming, hébergé à l'étranger, qui fonctionne lui aussi «avec la complicité d'annonceurs français».
Le
webmaster de beeMotion.fr a attribué la suspension des activités de son site aux propos tenus par Luc Besson ce week-end. Le cinéaste n’est en pourtant pas à sa première saillie sur ce thème: il était déjà
intervenu lors de l’Université de l’UMP de Royan, en septembre dernier, pour défendre le projet de loi anti-piratage de Christine Albanel, qui doit passer en mars au Parlement.
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