TRANSPORTS - Les compagnies aériennes qui desservent les DOM ont accepté de reporter leurs vols…
Les compagnies
Air France,
Corsair et
Air Caraïbes ont donné «un accord de principe sur un report des vols sur la même destination» et «qui pourrait aller jusqu'à un an», a indiqué Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat chargé du Tourisme, à l'issue d'une réunion avec les tour-opérateurs, les agences de voyages et les compagnies aériennes. L'aéroport de Pointe-à-Pitre a été fermé ce mardi matin, la sécurité ne pouvant être assurée en raison du manque de personnel.
Air France a confirmé à 20minutes.fr qu'à partir de ce mardi, et
jusqu'au 15 mars, tout passager en possession d'un billet de la compagnie à destination de la Guadeloupe ou de la Martinique a deux possibilités: «le report sans frais du billet jusqu'au 15 mars 2010, ou son échange pour une autre destination Air France, avec réajustement d'une différence de tarif éventuelle».
Ne pas «handicaper les Antilles»
Hervé Novelli avait exprimé sa préférence pour le report des voyages sur la même destination plutôt que le report sur d'autres destinations pour ne pas trop «handicaper les Antilles» françaises. Pour le secrétaire d'Etat, ces reports vers d'autres destinations deviennent de toute façon difficiles en raison de la saturation d’autres îles comme Saint-Domingue ou Cuba, vers lesquelles se sont tournés les touristes faute de pouvoir de rendre en Guadeloupe.
Sur les conséquences financières de ce geste pour les compagnies, Air France reste évasif: «Le manque à gagner n'a pas été chiffré». Concernant une éventuelle compensation de la part de l'Etat, la compagnie estime que «ce n'est pas la priorité à l'heure actuelle, ces questions financières n'ont pas été abordées».
Saturation des autres destinations
Si les voyagistes s'étaient déjà engagés à permettre des reports dans l'année, il était nécessaire que les transporteurs en fassent autant pour «que la chaîne ne soit pas déséquilibrée», a ajouté Hervé Novelli, qui a présidé la réunion avec son homologue des Transports Dominique Bussereau.
Une rencontre hebdomadaire entre les différents acteurs a été convenue afin de permettre «le maintien de la fréquentation touristique dans les Antilles dès que la crise politique sera passée», selon Hervé Novelli.
Avec agence