Pas du réchauffé. Le temps où les constructeurs coréens se contentaient de singer les productions européennes est révolu. Kia en est la meilleure illustration, d'abord avec la Cee'd, maintenant avec la Soul. Là, pour le coup, son look est vraiment à part, carrée et haute sur pattes, mix de petit monospace et de 4 x 4. On aime ou on déteste, mais au moins, elle a son identité propre. D'autant qu'elle sera personnalisable à loisir, notamment grâce à de multiples stickers et accessoires.
D'un gabarit contenu (4,10 m), elle est facile à garer et la conduite surélevée offre une bonne visibilité. Mais son coffre fait moins bien que la concurrence, comme le C3 Picasso, avec seulement 340 l. A l'intérieur, la finition est honorable, à condition de ne pas regarder de près. Si il n'y a rien à dire côté tenue de route, le confort déçoit à cause de sièges au maintien insuffisant et de suspensions trop sèches. D'autant qu'il faut composer avec un moteur Diesel 1,6 l CRDi 128 ch trop sonore lors des montées en régime. Il remplit sa tâche correctement à condition de ne pas hésiter à rétrograder pour le relancer. Bien vu, la consommation reste sage, sous la barre des 6 litres pour 100 km en conduite mixte.
La Soul abat sa carte maîtresse : le prix. Affichée à 18 490 euros dans la finition Play essayée, son équipement est généreux : climatisation manuelle, multiples airbags, contrôleur électronique de stabilité (ESC), commandes de radio au volant, radar de recul, connexion USB, jantes alliage et une garantie de 5 ans, kilométrage illimité. Le tableau serait presque parfait si le filtre à particules n'était pas aux abonnés absents. ■