Jean-Charles Marchiani a quitté hier matin la prison parisienne de la Santé, où il était incarcéré depuis le 26 mai 2008, bénéficiant d'une libération conditionnelle. L'ancien préfet du Var fait partie des vingt-sept détenus que le président Nicolas Sarkozy a graciés en décembre. Jean-Charles Marchiani, artisan de la libération d'otages au Liban en 1988, avait ainsi bénéficié d'une remise de peine de six mois. Il purgeait à la Santé trois ans de prison pour avoir perçu des commissions occultes dans le cadre de passations de marché à la fin des années 1990.
A l'automne, il devrait savoir si la justice le condamne à retourner derrière les barreaux pour l'Angolagate. Une peine de prison de trois ans, dont dix-huit mois avec sursis, assortie d'une amende de 200 000 euros a été requise contre lui la semaine dernière, dans cette affaire de vente d'armes de guerre à l'Angola dans les années 1990. Mais il sera libre, demain, lorsque son avocat plaidera. ■