La Guadeloupe au jeu des barrages routiers

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Publié le 16 février 2009.

OUTRE-MER - La mobilisation a repris en fin de journée. Plus tôt, des manifestants avaient été arrêtés, puis relâchés...

Lundi, la tension est montée d'un cran en Guadeloupe. Comme dans la matinée, plusieurs barrages spontanés ont été érigés par des manifestants et des grévistes lundi en fin de journée autour de Pointe-à-Pitre, selon l'AFP.

L'un de ces barrages, situé au Gosier, une petite commmune touristique située à 5 km de de Pointe-à-Pitre, a été enflammé et des CRS, munis de boucliers sont intervenus et ont reçu des jets de pierres.

Sur le pont de La Boucan à Sainte-Rose (Basse-Terre) des groupes de jeunes caillassaient les forces de l'ordre, selon des journalistes sur place.

Trois gendarmes mobiles ont été légèrement blessés, selon la même source. Les forces de l'ordre ont procédé à des tirs de grenades lacrymogènes et un véhicule anti-émeute était visible sur place.

Manifestants

Tôt ce lundi matin, les grévistes du Collectif contre l'exploitation (LKP) avaient déjà érigé neuf barrages sur plusieurs axes routiers stratégiques de l’île. Tandis qu’ils étaient démantelés par les forces de l'ordre, d'autres étaient dressés un peu plus loin, dans un jeu du chat et de la souris. Deux barrages avaient été érigés à Sainte-Rose (nord), dont l'un sur le pont de La Boucan. Ce pont constitue l'unique point de passage routier de la route Sainte-Rose/Deshaies (nord) Pointe-à-Pitre. Une centaine de manifestants se trouvaient à proximité, selon la préfecture.


A Capesterre Belle-Eau (sud), deux barrages, dont l'un sur un pont, interdisaient la circulation vers Pointe-à-Pitre en provenance de cette commune et de celles situées plus au sud. Une vingtaine de manifestants avait été signalée à proximité de l'un des barrages de Capesterre Belle-Eau. Trois autres barrages avaient été érigés à des points stratégiques à Morne-à-l'eau (centre) et deux au Gosier (est).

De source judiciaire, la cinquantaine de grévistes et manifestants guadeloupéens interpellés ce lundi matin ont été libérés à la mi-journée. Dix d'entre eux sont convoqués devant la justice en juin, pour «entrave à la circulation», violences lors de manifestations publiques «avec armes» et «refus de se prêter aux photos d'identité judiciaire et relevés d'empreintes».
 
Avec agence
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