FOOT – Sans faire de bruit, les partenaires d'André-Pierre Gignac se mêlent à la lutte pour une place en Ligue des champions...
Si le niveau d’un club se mesurait au buzz médiatique,
le Toulouse Football Club serait englué dans le ventre mou du championnat. Pourtant à la seule lecture du classement, le TFC, quatrième à cinq points du leader lyonnais, peut rêver de titre. Formuler ainsi, il y a de quoi se tenir les côtes,
surtout pour un club qui causait encore maintien début février. Cet objectif atteint, Alain Casanova monte d’un cran en matière d’ambition. «On a une équipe pour tenir la route entre la cinquième et la dixième place. Pour lutter pour les places sur le podium, il faut rester réaliste», prévient l’entraîneur toulousain.
Prudence, toujours prudence: les Violets savent d’où ils viennent. Sauvé la relégation lors de la dernière journée en mai, le club avait mal digéré sa qualification inespérée en Ligue des Champions acquise la saison précédente. Comme échaudé par ce précédent, le public toulousain se fait discret au Stadium. «Au départ, on pouvait comprendre au vu des résultats de la saison dernière», admet le capitaine Mauro Cetto. «Maintenant, on commence à se demander ce qu’il faut faire pour remplir le Stadium».
Argentine et TFC même combat pour Casanova
A tort ou à raison, le TFC se traîne une réputation d’équipe frileuse et
pénible à croiser. Mauro Cetto comprend la critique mais la juge dépassée. «En début de saison, on a d’abord cherché à se rassurer défensivement. Mais depuis, on a démontré qu’on savait produire du jeu», plaide le défenseur argentin. Pourtant, c’est en insistant sur cette solidité défensive et le travail de récupération du ballon qu’Alain Casanova a bâti la réussite de son équipe.
Avec 16 buts encaissés, Cédric Carrasso commande la défense la plus hermétique de Ligue1 (à égalité avec celle de Lyon). Entraîneur novice, l’ancien adjoint d’Elie Baup a des références quand il s’agit de justifier sa méthode : «Contre la France, L'Argentine s'est aussi attachée à très bien défendre, à bien récupérer le ballon et a joué un football très agressif et très engagé», étaye Casanova. Et à la fin, c’est Messi ou Gignac qui font la différence.
Alexandre Pedro