ENVIRONNEMENT - Les experts réunis à Bruxelles ne se sont pas mis d'accord, les ministres devront sans doute trancher...
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Commission européenne n'a pas réussi dans sa tentative pour forcer la France et la Grèce à autoriser la reprise de la culture d’un maïs génétiquement modifié. Les experts, réunis ce lundi à Bruxelles, ne sont pas parvenus à totaliser la majorité qualifiée des deux tiers pour ou contre les deux propositions. Pour autant, le dossier n'est pas clos.
Le Commission devrait saisir le conseil des ministres européens pour statuer sur la validité des clauses de sauvegardes des deux pays à l'égard du maïs transgénique
MON810. Lequel aura ensuite trois mois pour se prononcer.
Des Etats solidaires
«Quand il s'agit de lever ce genre d'interdiction nationale, les Etats se montrent souvent solidaires», explique une spécialiste du dossier chez
Greenpeace. Dans le cas présent, 16 pays, représentant 190 voix ont voté contre la proposition ou se sont abstenus tandis que 9 pays ont soutenu de leurs 123 voix la demande de la Commission.
Deux pays, Malte et l'Allemagne, n'ont quant à eux pas pris part au vote. «L'Allemagne aura un poids déterminant dans ce dossier», estime la porte-parole de Greenpeace. Reste à savoir dans quel délai la décision interviendra.
Rendez-vous le 2 mars
«Un conseil des ministres européens de l'environnement doit se tenir le 2 mars prochain, annonce Greenpeace, mais ce sera sans doute un peu juste pour ce dossier.» Les cas de l'Autriche et de la Hongrie, similaires à ceux de la France et de la Grèce, seront cependant étudiés. Une décision qui sera un bon indicateur des intentions des Etats en la matière.
Les ministres européens chargés de l'environnement se réuniront à nouveau en juin, c'est-à-dire en dehors des délais impartis. D'ici-là, c'est le conseil des ministres de l'Agriculture qui pourrait avoir à trancher.
Julien Ménielle avec agence