Les Girondins perdent du terrain et accusent la fatigue

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Publié le 16 février 2009.

Cette fois, ils freinent vraiment. Incapables de prendre le dessus sur Grenoble (1-1), samedi, les Girondins n'ont glâné que leur deuxième point en trois journées, et savent que cette contre-performance-là est plus inquiétante que les deux précédentes, face à Lille (2-2) et à Marseille (1-0). « J'avais ressenti de la frustration après ces deux matchs, mais cette fois, nous avons été beaucoup plus poussifs, reconnaît Laurent Blanc. Nous avons connu énormément de difficultés dans le jeu. Il nous a manqué du mouvement, parce qu'il nous manquait de la fraîcheur physique. On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a. »

Engagés dans un mois de février très chargé, avec le retour de la Coupe UEFA, cette semaine, ses hommes accusent donc déjà le coup. « En début de match, on espérait aller les chercher haut, mais nos deux-trois premiers pressings étaient assez mous », témoigne le défenseur Marc Planus. « Je ne me permettrai pas de dire que les Bordelais ont été mauvais, mais c'était un match sans pour eux », confirme le milieu grenoblois Laurent Battles.

Pourtant, même diminués, les Girondins avaient réussi à ouvrir la marque, face à des Isérois ouvertement venus pour défendre de la première à la dernière minute, et dont l'entraîneur se dit lui-même « surpris » par la tournure du match. « Nous n'avons pas été capables de tenir le score, et c'est ce qui me dérange, explique Laurent Blanc. On avait fait le plus difficile. Ça aurait dû nous permettre de gagner en étant médiocres. Il faut savoir le faire, parfois. » Au lieu de quoi, Bordeaux a donc réalisé une très mauvaise opération, a perdu sa deuxième place et son statut de rival le plus dangereux du leader lyonnais.

« Nous, notre discours n'a pas changé, assure Marc Planus. Lyon a toujours été devant nous, et même si on s'en est rapproché à un moment, nos adversaires restent Marseille, Rennes, Lille et Paris. Ce sera très dur de finir dans les trois premiers. On a d'autres soucis que de détrôner Lyon, en ce moment. »

Alors que se profilent deux rendez-vous délicats, face à Galatasaray, puis à Saint-Etienne (lire ci-dessous), les Bordelais se résignent donc à subir cette mauvaise passe, en s'attachant à ne pas céder au doute. « Dans une saison, il y a des périodes plus ou moins fastes, rappelle le capitaine, Ulrich Ramé. Il reste beaucoup de matchs. Il faut faire le dos rond, ne pas se poser de questions. C'est maintenant qu'on va voir si le groupe est soudé. » ■

Rémi Bostsarron
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