Paris confirme la collision entre deux sous-marins à propulsion nucléaire dans l'Océan Atlantique
Créé le 16.02.09 à 08h33
Mis à jour le 16.02.09 à 17h37
|
FLOTTE - Carambolage début février entre le Triomphant français et le HMS Vanguard britannique...
C’est le genre de crash qui peut faire des dégâts. Le ministère français de la Défense vient de confirmer les révélations du
«Sun»: deux sous-marins lanceurs d'engins, le HMS Vanguard britannique et le Triomphant français, sont entrés en collision début février dans l'océan Atlantique.
«Ils sont entrés en contact brièvement à très basse vitesse alors qu'ils étaient en plongée
» en immersion début février, sans mettre en danger la sécurité.
Les deux sous-marins ont tous deux été endommagés dans l'incident, mais il n'a pas été fait état d'avaries sur les installations nucléaires des bâtiments. «Il n'y a eu aucun blessé. Ni leurs missions de dissuasion ni la sûreté nucléaire n'ont été affectées», précise le ministère de la défense.
Ni patrouille, ni entraînement
«Les deux sous-marins naviguaient à la même profondeur en direction l'un de l'autre», précise le spécialiste des questions de défense de «Libération»,
Jean Dominique Merchet. «Le choc n'a pas été compètement frontal, mais à un angle très faible, le Vanguard "glissant" contre le Triomphant après avoir percuté son dôme-sonar».
Le Triomphant était sur la route du retour, prenant un cap qui le ramenait vers la pointe du Finistère. Le sous-marin lanceur d'engins passait de fait au large des îles britanniques. Les deux sous-marins n'étaient pas en patrouille sur une zone maritime donnée, il ne s'agissait pas non plus d'un entraînement conjugué, où les sous-marins «se chassent».
Le sous-marin britannique a été remorqué vers Faslane, en Ecosse, pour des réparations. Les submersibles - transportant au total à eux deux environ 250 marins - étaient tous deux en plongée et en missions séparées quand ils sont entrés en collision le 3 ou 4 février,
assure le tabloïd.
Une coïncidence improbable
Selon la Royal Navy, il y avait une chance sur un million que les deux sous-marins se trouvent au même moment sur cette route maritime, au milieu de l'Atlantique. De plus, ces vaisseaux de guerre ont des sonars ultra-perfectionnés qui leur permettent de repérer tout navire à des centaines de milles à la ronde. Sauf quand le bateau proprement dit est un sous-marin au dispositif de sécurité dernier cri, le rendant quasi invisible aux sonars.
Le ministère britannique de la Défense a refusé tout commentaire sur des opérations sous-marines, mais un porte-parole a assuré pouvoir «confirmer que la capacité de dissuasion britannique n'a été affectée à aucun moment et que la sûreté nucléaire n'a pas été mise en péril». Le HMS Vanguard est l'un des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins de la Marine britannique.
M.Gr. avec agence
Vos réactions