Yves Jego : «L’Etat fera respecter le droit en Guadeloupe»

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Publié le 14 février 2009.

OUTRE-MER – Il dénonce un «climat de terreur»...

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a affirmé vendredi que «l'Etat fera respecter le droit» en Guadeloupe, en dénonçant «un climat de terreur, de pression» sur certains commerçants pour qu'ils ferment leurs magasins.

«On ne peut pas rester dans une situation de cette nature-là, on ne peut pas accepter que des situations de droit ne soient pas respectées», a-t-il déclaré sur France2.

Assurant avoir «apporté 131 réponses à 132 revendications» du collectif contre la vie chère LKP, il a ajouté que l'Etat allait «conforter les entreprises pour qu'elles puissent faire de bonnes négociations salariales».

«Mais l'Etat sera aussi un Etat de droit qui fera respecter le droit et en sorte qu'en Guadeloupe, comme partout dans notre pays, on puisse circuler librement et qu'un commerçant qui veuille ouvrir sa boutique puisse le faire», a déclaré le secrétaire d'Etat.

«Je n'ai jamais fait de promesse»

Affirmant que la crise en Guadeloupe est «une situation que personne n'a vu venir», il a de nouveau assuré qu'il n'avait jamais fait de promesse pour l'augmentation des bas salaires, ce que contestent les élus locaux en s'appuyant notamment sur un message du secrétaire d'Etat et une interview.

«Je n'ai jamais fait de promesse sur l'augmentation des bas salaires, ce n'est pas un ministre qui augmente les salaires dans une entreprise», a-t-il dit. «Je n'ai jamais évoqué dans les négociations les salaires, le montant des salaires (...)»..

Selon lui , «si on ne veut pas aller au drame, il faut que les hommes et femmes de bonne volonté arrivent, maintenant qu'il y a des réponses sociales de la part de l'Etat et des collectivités, que les acteurs économiques savent quelles vont être les mesures qui vont être prises pour conforter l'économie qui souffre, se mettent autour d'une table pour arriver à une sortie par un accord négocié».

Il en appelé à la «responsabilité» des «six représentants des organisations patronales et des six représentants des organisations syndicales». «Les 400.000 Guadeloupéens n'en peuvent plus», a-t-il assené.


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