Il succède ainsi au député européen Verts sortant, Gérard Onesta, qui avait annoncé dès sa dernière élection qu'il s'agissait de son ultime mandat européen. «Je pense qu'il est primordial que le personnel politique se renouvelle. Sur les bancs du Parlement européen, un homme comme José Bové, ça va rafraîchir», insiste l'élu qui compte prendre une année sabbatique, sans toutefois s'interdire de réfléchir aux régionales «une fois que l'on connaîtra le calendrier, les compétences et le mode de scrutin».
En 2004, il avait réuni un peu plus de 8% des suffrages. L'ouverture à d'autres mouvements laisse entrevoir cette année la possibilité d'obtenir deux des dix mandats du grand Sud-Ouest. Et derrière la locomotive José Bové, c'est la verte Catherine Grèze qui pourrait accéder au Parlement européen. Impliquée depuis longtemps dans l'écologie, cette militante haut-garonnaise habite Lanta (Haute-Garonne). Jamais élue, elle a travaillé sur les questions internationales au bureau exécutif du parti de Dominique Voynet ces dix dernières années. «Pour moi, les européennes, ce n'est pas un lot de consolation. Au contraire, je pense que la crise se réglera à ce niveau-là, estime celle qui a adhéré aux Verts en 1985. Les gens ne comprenaient pas que les écologistes ne soient pas unis. Europe Ecologie, cela va de Nicolas Hulot à Daniel Cohn-Bendit.»