Malgré les vacances, les étudiants et lycéens ont rejoint hier le cortège des enseignants-chercheurs. Entre 3 000 personnes, selon la police, et 6 000, selon les organisateurs, ont battu le pavé toulousain pour dénoncer les réformes du gouvernement. « La question que l'on retrouve derrière toutes ces réformes, c'est celle de l'emploi. On se bat pour qu'il y ait de plus en plus de monde qui s'intéresse au monde scientifique et le seul message que l'on envoie, c'est celui des suppressions de postes », note Dimitri Peaucelle du Syndicat national des chercheurs scientifiques.
Non loin de là, sous la bannière de l'Institut national polytechnique, une enseignante-chercheuse dénonce « des évaluations davantage dictées par des contraintes budgétaires que par des critères d'enseignement et de recherche ». Pour les étudiants et les lycéens, cette fronde menée par les universitaires est un nouvel élan dans leur combat. « Les enseignants s'aperçoivent qu'ils sont touchés par la LRU, la convergence des luttes aura plus d'impact comme pour le CPE », se félicite Grégoire en 2e année à Sciences-Po. ■Lire aussi page■6