Zéro match avec le Racing mais déjà une convocation en équipe nationale. Yassine Bezzaz n'a pas perdu de temps entre la signature de son contrat avec le RCS, fin janvier, et une nouvelle sélection avec l'Algérie. Aujourd'hui, les Fennecs affrontent le Bénin en amical, à Blida, et le pied gauche du nouvel ailier strasbourgeois devrait encore ravir les supporters algériens. Car, discret en dehors du terrain, l'Aigle de Grarem, son village natal dans l'est du pays, se révèle balle au pied via des dribbles que relatent les sites Internet algériens.
Lui reconnaît que sa qualité essentielle est d'apporter « un peu de folie au jeu, de la percussion devant ». Des compétences qui devraient lui permettre de rapidement postuler à l'aile gauche strasbourgeoise où personne n'a convaincu depuis le départ de Chahir Belghazouani.
Yassine Bezzaz a débuté en équipe nationale en 2001. Mais à 27 ans, il ne compte que 14 caps (3 buts), du fait de nombreuses blessures. Toutefois depuis juin 2007, l'ancien de la JS Kabylie rattrape le temps perdu et est devenu un pilier du onze algérien avec 11 sélections glanées. Ses apparitions retiennent souvent l'attention. Pour sa première en 2001, il marque contre l'Egypte (1-1), un but qui prive le rival égyptien du Mondial 2002. En 2007, il participe aux deux rencontres de l'Algérie face au Brésil et à l'Argentine.
L'ancien Valenciennois devrait jouer contre le Bénin, aujourd'hui, alors qu'il n'a disputé aucun match depuis le 15 novembre et une fracture de la malléole face au Mans. Il aurait pu être dans le groupe du Racing face à Brest, vendredi dernier, mais Jean-Marc Furlan a préféré qu'il retrouve « du temps de jeu » avec sa sélection. Yassine Bezzaz confiait la semaine dernière : « Je ne suis pas à 100 %, je ne peux pas tenir un match entier. »
Jouera-t-il face à Châteauroux, vendredi ? Rien n'est moins sûr car il ne rentrera de sélection que jeudi. En tout cas, Yassine Bezzaz a faim de matchs. C'est d'ailleurs pourquoi il a quitté Valenciennes. « Je n'y avais pas le temps de jeu que je voulais. Je suis un compétiteur, je cherche à m'exprimer, à m'éclater sur le terrain. » Dans le Nord, sous les ordres d'Antoine Kombouaré (juin 2005 - janvier 2009), l'international algérien reconnaît avoir progressé « sur la discipline défensive. Car à Ajaccio, j'étais un peu à la rue. » Marié, père d'un petit garçon de 6 mois, Yassine Bezzaz ne s'inquiète pas du passage à vide strasbourgeois (13 points en 13 matchs). « Il vaut mieux l'avoir maintenant qu'en fin de saison. Il faut être patient, ne pas baisser les bras », préconise-t-il. ■