Les soldes d'hiver ont pris fin hier. Premier constat : les consommateurs ont généralement attendu que les démarques soient importantes avant de faire leurs achats. « Le déclic a été tardif », confirme Cédric Chapelle, directeur du magasin United Colors of Benetton installé dans le centre commercial de l'Aubette. Ses plus grosses ventes ont été réalisées à la fin du mois de janvier. « Il semble que les clients ont attendu leur paye avant d'acheter. » Les consommateurs seraient ainsi moins prompts à dépenser dans un contexte actuel de crise. « Sa médiatisation créée une psychose qui pousse les gens à être prudents, même s'ils n'ont pas subi réellement une baisse de leur pouvoir d'achat. » Dans une boutique du centre-ville spécialisée dans les vêtements urbains, on note aussi que « les consommateurs sont plus frileux. Ils achètent davantage par nécessité que par plaisir. » Un responsable de magasin de prêt-à-porter homme estime ainsi pour sa part que « les gens viennent acheter un prix et non plus un produit ». Quoi qu'il en soit, le directeur de l'association de commerçants Les vitrines de Strasbourg, Pierre Bardet, estime que ces soldes ont été « une bonne édition, même meilleure que l'an dernier. La vague de froid qui est arrivée le premier jour des soldes a peut-être aidé ». Elle aurait, en effet, incité les consommateurs à renouveler leur garde-robe d'hiver. ■ L. M.