Le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, reçoit cette après-midi une délégation d'élus du Sud afin de débattre du tracé de la future ligne à grande vitesse (LGV), qui reliera Paris à Nice en moins de quatre heures. Les maires de Marseille et de Toulon - ce dernier étant aussi secrétaire d'Etat à l'Aménagement du territoire - seront présents, tandis que la maire d'Aix, Maryse Joissains, sera accompagnée d'une délégation de 86 élus du Pays d'Aix. Tous sont farouchement opposés à un passage de la LGV par le nord via l'Arbois, qui défigurerait, selon eux, les paysages de la Sainte-Victoire, privilégiant l'option du « tracé des métropoles », via Marseille et Toulon. L'Etat semble néanmoins pencher pour l'option nord, jugée moins coûteuse. Restent les promesses de Nicolas Sarkozy, qui s'était engagé en faveur du tracé sud dans un courrier envoyé à Jean-Claude Gaudin en mars 2008. Le gouvernement, décisionnaire en dernier lieu, pourrait ne pas trancher aujourd'hui. « A mon avis, on ne va rien statuer, analyse Eugène Caselli, président de la Communauté urbaine de Marseille, également du voyage. Ce sera renvoyé après les régionales. » ■A Marseille, Stéphanie Harounyan