HAND - Après avoir été copains de chambrée en Croatie, Cédric Sorhaindo et Sébastien Ostertag, les champions du monde des clubs parisiens, vont redevenir ennemis de parquet mercredi soir, à l'occasion du derby Tremblay-Paris...
Les deux champions du monde se retrouvent, ce mercredi soir, à l'occasion du derby francilien entre Tremblay-en-France et le Paris Handball. Depuis leurs débuts en équipe de France, les deux Franciliens font chambre commune. Ils dorment, mangent et rigolent ensemble. «A force de faire des stages côte à côte, ça crée des liens. On est devenus de très bons amis», raconte Sébastien Ostertag, l’ailier gauche tremblaysien.
Parmi ses souvenirs, un sommet d’émotion avec le premier titre mondial vécu avec les Bleus à Zagreb. «Ça a été un moment extraordinaire. J’avais envie de me racheter par rapport aux JO», commente le pivot parisien Cédric Sorhaindo, qui avait vu le train olympique de Pékin lui passer sous les yeux. Même son de cloche pour son camarade: «L’ambiance a été énorme. Ce fut une expérience magique.»
«On fonctionne ensemble»
Tous deux auréolés du titre de champion du monde, les deux compères n’ont pas vécu la même compétition. Un hic a plombé le séjour croate d’Ostertag. «Mon plus mauvais souvenir reste la blessure de Sébastien (ndlr: il s’est blessé avant le premier match de la compétition), explique Sorhaindo, l’une des révélations de ce tournoi. Quand j’étais blessé, il a été là pour moi. Entre nous, on se serre les coudes. On fonctionne ensemble.»
Cette relation d’amitié et ce respect mutuel ont sans doute permis, d’un côté, à Ostertag de tenir le coup moralement, et de l’autre, à Sorhaindo, d’éclore au plus haut niveau. «Je suis content qu’il réussisse car il le mérite vraiment», se réjouit Ostertag. Depuis le retour triomphal des Bleus, le lundi 2 février, leurs chemins se sont momentanément séparés. «La vie continue», dixit le joueur de Tremblay. Même si selon lui, «inconsciemment le regard des gens a changé» et qu’il est beaucoup plus reconnu et sollicité dans son quartier du 93. Les champions du monde ont repris dans leurs clubs respectifs et ne se sont pas encore revus. D’habitude, «on prend soin l’un de l’autre», confie Ostertag. Mercredi, sur le parquet de Tremblay, les deux hommes devront à nouveau s’occuper l’un de l’autre. Mais d’une manière nettement plus virile…
Bertrand Tang