COME BACK - Le secrétaire d’Etat à l'Outre-mer revient aux Antilles avec deux médiateurs à ses côtés...
Yves Jégo en Guadeloupe, acte 2.
Arrivé le dimanche 1er février pour trouver des solutions à la
grève générale entamée le 20 janvier, le secrétaire d’Etat était revenu ce lundi à Paris pour
«faire entendre la voix de l’Outre-mer». Il est attendu en Guadeloupe à 23h30 heure locale (4h30 à Paris) et devrait faire une déclaration dès son arrivée, selon l'AFP, qui cite des sources gouvernementales.
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François Fillon, après l’avoir reçu plusieurs fois en deux jours, lui a rendu son porte-voix, tout en prévenant prudemment que l'Etat laisserait
aux partenaires sociaux la responsabilité de négocier une hausse des bas salaires en Guadeloupe, le principal point d'achoppement avec les salariés
en colère, le reste des revendications du
LKP étant globalement remplies.
Fin de non-recevoir pour le patronat guadeloupéen
«L'Etat ne saurait, à l'évidence, se substituer aux partenaires sociaux dans les responsabilités qui leur reviennent», a déclaré le Premier ministre après une réunion de ministres à Matignon. Opposant en passant une fin de non-recevoir à la demande du patronat guadeloupéen de voir l'Etat participer au financement de la hausse réclamée de 200 euros sur les bas salaires.
Fillon a cependant proposé «une médiation». Elle sera conduite par Yves Jégo, qui doit
repartir en fin de journée avec deux négociateurs: Jean Bessière, le directeur général adjoint du travail, et Serge Lopez, directeur général du travail d'Aquitaine.
«Inadmissible»
Pas de quoi satisfaire les Antilles. Le député PS de la Martinique Louis-Joseph Manscour a jugé mardi «choquantes» les déclarations de François Fillon renvoyant aux partenaires sociaux le soin de négocier une augmentation des salaires, son collègue UMP Alfred Almont les estimant «insuffisantes»
«Aujourd'hui, le gouvernement ne respecte pas ses engagements. C'est choquant et inadmissible», a déclaré Louis-Joseph à l'AFP en marge des négociations à la préfecture entre grévistes, élus, patronat et Etat.
Avec agence