MOBILISATION - Entre 40.000 et 80.000 personnes ont défilé dans toute la France...
Valérie Pécresse
a beau avoir annoncé lundi qu'elle allait «retravailler» le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs, ces derniers étaient de nouveau dans la rue ce mardi. Et en nombre.
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Le monde de l'université et de la recherche, des enseignants aux étudiants, s'est livré à une démonstration de force, drainant dans les rues plusieurs dizaines de milliers de personnes contre les réformes du gouvernement dans le supérieur: la réforme du statut des enseignants-chercheurs (
>> Pour faire le point sur le décret qui fâche, cliquez ici)., mais aussi celle de la formation des enseignants (la «masterisation») et les suppressions de postes. Ils étaient entre 40.000 et 80.000 personnes selon un décompte de l'AFP. Entre 30.000 et 53.000 personnes
avaient manifesté le 5 février. «La mobilisation sera très forte; ce qui remonte, c'est une très grande détermination, il y aura plus de monde que jeudi», avait pronostiqué le syndicat Snesup.
Initialement, la mobilisation devait prendre la forme d'une manifestation nationale à Paris mais, pour des raisons de transport, des défilés ont aussi eu lieu à Aix, Avignon, Bordeaux, Lyon, Marseille, Montpellier, Toulouse ou Strasbourg...
A
Paris,
entre 17.000 et 50.000 personnes ont manifesté, selon les sources. Les manifestants sont partis peu après 14h15 du Luxembourg, en direction des Invalides, derrière une banderole de tête proclamant «universitaires, chercheurs, Biatoss et ITA (lire encadré), étudiants, unis pour l'enseignement supérieur et la recherche». Vers 17h30,
ils étaient en train de se disperser dans le calme.
Les responsables du Snesup-FSU, du collectif «Sauvons l'université» ou encore de l'Unef défilaient derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire «non à la casse des universités et de la recherche». De nombreuses délégations d'établissements de province étaient présentes, comme celles de l'Université d'Orléans, de Tours, de Provence (Aix-Marseille I) ou encore de l'IUT de Lannion.
«La nomination d'une médiatrice» lundi par Valérie Pécresse pour déminer le conflit «est une ridicule provocation qui n'est pas à la hauteur des milliers de manifestants», a déclaré Jean Fabbri, secrétaire général du Snesup-FSU, principal syndicat de l'enseignement supérieur. «La mobilisation a atteint un cap. Les étudiants sont inquiets. Aujourd'hui, c'est trop tard, il faut que Valérie Pécresse renonce à sa réforme sur les enseignants-chercheurs», a quant à lui affirmé Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef.
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Faible mobilisation étudiante à
Nantes environ un milliers de personnes ont manifesté dans les rues du centre-ville contre les réformes de l’enseignement supérieur. Les facs de lettres, sciences-humaines, droit ou sciences sont toujours fortement perturbées par la grève des enseignants-chercheurs et un blocus partiel des étudiants. Plusieurs nouvelles AG doivent se dérouler mercredi.
A
Lyon, plus de 5.000 enseignants chercheurs et étudiants de Lyon 1, Lyon 2, Lyon-3, l’ENS lettres, de l’IEP et de l’IUFM ont manifesté entre la place des Terreaux et le rectorat contre les réformes Pécresse. Dans tous ces établissements, le nombre de professeurs grévistes, concentrés principalement à Lyon-2 la semaine passée ne cesse de prendre de l’ampleur. A 17h, les manifestants ont prévu de se réunir en assemblée générale inter-sites, organisée sur le campus des quais de l’université Lyon-III pour déterminer les suites à donner à leur mouvement.
A Grenoble, où les heures de cours à l'université ont aussi été banalisées, 1.200 manifestants, selon la police, près de 2.000 selon les organisateurs, ont manifesté dans le calme dans l'après-midi.
A
Toulouse, entre 3.000 et 6.000 manifestants, selon la police et les organisateurs, ont défilé dans les rues de la ville rose. Les enseignants-chercheurs des trois universités de la ville, plus nombreux que lors de la manifestation du 5 février, ont défilé aux côtés d'étudiants, majoritaires dans le cortège, et d'enseignants du CNRS, de l'INSERM, des IUT et de l'IUFM.
A
Strasbourg, entre 2.200 (selon la police) et 3.500 (selon les organisateurs) étudiants et enseignants-chercheurs ont battu le pavé strasbourgeois ce mardi après-midi. Parti peu après 15 h du campus principal, situé dans le quartier de l’Esplanade, le cortège a marché jusqu’au centre-ville au rythme de cymbales et de tambours. Des manifestants ont bloqué la circulation des tramways près du lieu prévu pour la dispersion. Par ailleurs, un groupe s’est rendu à la Chambre de commerce et d’industrie du Bas-Rhin, dont il a symboliquement occupé le hall d’entrée durant quelques instants. (A Strasbourg, Ludovic Meignin)
20minutes.fr (avec agence)
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