« Sa relance ? Il est à côté de la plaque »

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Publié le 6 février 2009.

« De toute façon, on n'attend rien de cette intervention. » A Dunkerque, le pessimisme de Philippe Collet est palpable avant même la prise de parole de Nicolas Sarkozy. Secrétaire du comité d'entreprise d'Arcelor-Mittal, il garde en mémoire les suppressions d'emplois de l'usine sidérurgique de Gandrange, malgré les promesses du Président. Alors, sa préoccupation actuelle, c'est surtout la fermeture d'un des trois hauts fourneaux dunkerquois. « Nous sommes un cas d'école, signale Philippe Verbecke, délégué syndical CGT. Le groupe Arcelor-Mittal va annoncer 10 milliards de bénéfices et 1 400 suppressions d'emplois la semaine prochaine. Le Président veut une industrie forte en France, qu'il le prouve en sauvant la sidérurgie. » Même scepticisme de la part de Michel Pouillery, délégué CFDT : « Le partage des richesses, on le réclame depuis longtemps. On attend que ce principe soit appliqué ». Quant à Emmanuel Femery, délégué CGT, voilà bien longtemps qu'il n'y croit plus : « Quand il parle de relance, il est à côté de la plaque. Vous savez combien gagne un jeune qui entre à Arcelor ? 1 250 euros net. Avec ou sans la prime de 1 000 euros, il ne peut pas s'acheter de voitures. » ■ A Dunkerque, Gilles Durand

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