«Sa relance? Il est à côté de la plaque»

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Publié le 5 février 2009.

REACTIONS - Les salariés d'ArcelorMittal à Dunkerque ont suivi la prestation télévisée du Président...

«De toute façon, on n’attend rien de cette intervention.» A Dunkerque, le pessimisme de Philippe Collet est palpable avant même la prise de parole de Nicolas Sarkozy. Secrétaire du comité d’entreprise d’ArcelorMittal, il garde en mémoire les suppressions d’emplois de l’usine sidérurgique de Gandrange, malgré les promesses du Président.

Alors, sa préoccupation actuelle, c’est surtout la fermeture d’un des trois hauts fourneaux dunkerquois. «Nous sommes un cas d’école, signale Philippe Verbecke, délégué syndical CGT. Le groupe Arcelor-Mittal va annoncer 10 milliards de bénéfices et 1.400 suppressions d’emplois la semaine prochaine. Le Président veut une industrie forte en France, qu’il le prouve en sauvant la sidérurgie.»

Même scepticisme de la part de Michel Pouillery, délégué CFDT:«Le partage des richesses, on le réclame depuis longtemps. On attend que ce principe soit appliqué.» Quant à Emmanuel Femery, délégué CGT, voilà bien longtemps qu’il n’y croit plus : «Quand il parle de relance, il est à côté de la plaque. Vous savez combien gagne un jeune qui entre à Arcelor? 1.250 euros net. Avec ou sans la prime de 1.000 euros, il ne peut pas s’acheter de voitures.»
A Dunkerque, Gilles Durand
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