Nicolas Sarkozy en live: «Mon métier est très difficile»

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Publié le 5 février 2009.

POLITIQUE - En chute libre dans les enquêtes d'opinion, contesté par la rue jeudi dernier, Nicolas Sarkozy réexplique son plan de relance...

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Rideau. Retrouvez dans quelques minutes notre synthèse sur cette soirée présidentielle et les principales réactions.

21h52:
Conclusion: «Mon métier est très difficile, il faut beaucoup d'énergie, beaucoup de force pour le faire. J'ai encore 3 ans et demi, et je vais utiliser mes forces pendant cette période. On fait un 2e mandat parce qu'on a la force de porter un nouveau rêve. Les gens attendent de moi que je fasse mon travail, et pas que je me projette. Je dois faire mon boulot. Ecoutez, ma réponse, monsieur Pujadas, si je vous la donnais, ce ne serait probablement pas celle que vous attendiez.» Nicolas Sarkozy est un homme qui se rase autrement.

21h50:
Un petit mot pour «Rachida», en qui il a tout à fait confiance. Quant à Rama Yade, elle doit avoir compris la leçon, selon Sarkozy.

21h48:
Sur l'évêque négationniste Mgr Williamson: «Je ne connais pas ce monsieur Williamson. Et franchement ce qu'a dit ce monsieur ça ne me donne pas envie de le connaître.» Idem pour Mateja Kezman.

21h47:
Premier mea culpa de la soirée de Nicolas Sarkozy: «Monsieur Pujadas, les petites phrases, on finit toujours par les regretter». Big smile. Les mots ne s'effacent pas au Kärcher en effet.

21h45:
«Le service minimum ça marche». En passant Sarkozy met un taquet à Delanoë et à sa posture idéologique.

21h44:
Il ajoute: «C'est vrai qu'il va falloir discuter avec le monde de l'éducation, il y a une paupérisation des enseignants depuis plusieurs années.»

21h43:
Sarkozy défend Pécresse sur la question des enseignants-chercheurs. «D'abord reculer ce n'est pas une honte. Mais je n'ai jamais reculé depuis vingt mois.»

21h40:
Sur la désignation du président de France Télévisions. «Nous passons d'un système d'hyprocrisie totale à un système de transparence totale.» Patrick de Carolis éteint à l'instant sa télévision.

21h37:
Sur les renvois de hauts fonctionnaires dans la Manche, Sarkozy assume. «Il y a eu des brutalités, je ne voulais pas qu'il y ait de brutalités». Comme tout le monde, les hauts fonctionnaires doivent assumer leurs «erreurs», explique Sarkozy, faisant référence à une fermeté toute gaulliste.

21h35:
«Mes blessures, c'est ridicule par rapport à ce que vit un Français qui va perdre son emploi.» Les violons résonnent dans l'Elysée.

21h32:
Alain Duhamel se fait moucher en évoquant les rumeurs de sources à l'Elysée voulant nuire à Kouchner, relayées par le Nouvel Observateur. «Le Nouvel Observateur, c'est le journal qui a écrit que j'avais envoyé un SMS...» Cécilia rit devant sa télé. Duhamel s'en va tête basse.

21h30:
Sarkozy: «Monsieur Kouchner a des ennuis avec la police, monsieur Kouchner a des ennuis avec la justice, hein? Et moi je dois le lâcher parce qu'on a écrit un livre sur lui?» Sarkozy: «Je ne suis pas un homme à lâcher des gens parce qu'il y a un livre qui fait une rumeur. Bernard Kouchner, c'est un homme dont je regarde la carrière depuis des années.»

21h29:
On passe du coq à l'âne, c'est-à-dire la baisse de la TVA. «Savez-vous que le chocolat noir est à 5,5% de TVA, et le chocolat au lait à 19,6%.» Et le chocolat blanc?

21h28:
Sarkozy: «L'élection de Monsieur Obama, c'est fantastique. Rendez-vous compte dans un pays qui pratiquait encore l'apartheid il y a quelques décennies.»

21h27:
Désormais, à l'Elysée, on parle de la Chine, de l'exode rural et urbain en Chine, de 30 millions d'emplois à créer là-bas chaque année. Avec Duhamel, on a complétement perdu le fil. Faites rentrer Pierre Ménés.

21h25:
Duhamel: «Vous serez 20 au G20». Très fine analyse.

21h24:
Sarkozy et Duhamel parle points de base sur les déficits publics entre l'Allemagne et la France et se gausse sur les «spreads». Si vous voulez, on peut vous laisser en tête-à-tête messieurs.

21h20:
Duhamel veut faire comme Lagache, mais c'est raté. C'est fini l'ORTF Alain...

21h19:
«Héhéhé...» On pique pas la parole comme ça à Alain Duhamel, qui maugrée après Ferrari.

21h17:
Pour revenir sur la suppression de la taxe professionnelle, une des rares mesures annoncées ce soir, rappelons que c'est un serpent de mer. Jacques Chirac l'avait déjà annoncé en janvier 2004, par exemple, soulevant une vive protestation des collectivités locales.

21h15:
Longue dissertation sur la géopolitique mondiale du président. On s'éloigne un peu. Là, on est sur la baisse de TVA pratiqué outre-manche, un échec selon Sarkozy.

21h10:
On n'a pas compris grand chose à la première question de Duhamel. Devant sa télé, Nicolas Demorand est en pétard, il reprend une bière.

21h08:
Alain Duhamel est dans la place. Sa raie n'a pas bougé depuis trente ans, depuis l'ORTF en fait. Il veut parler Europe.

21h05:
Je retournai à Gadrange, explique le président.

21h04:
Sur Gandrange: «Si on dit que je n'ai pas tenu promesse, c'est un mensonge.» Nicolas Sarkozy évoque juste le probléme de Poweo. «Patatras, avec la crise...». Patatras.

21h03:
Lagache évoque Gandrange. Sarkozy: «Un four va fermer, un four, pas le site, soyons précis, vous m'avez demandé d'être précis.»

21h00:
Demain, Nicolas Sarkozy écrit à Philippe Seguin. C'est dit. Pour enquêter sur les fonds accordés aux banques.

20h59:
Les Tchèques prennent très cher ce soir. Sarkozy veut mettre fin aux délocalisations, une redite.

20h58:
Grosse annonce. Nicolas Sarkozy veut supprimer la taxe professionnelle en 2010 pour toutes les entreprises, «parce que je veux que l'on garde des usines en France». Une mesure chiffrée à 8 milliards d'euros.

20h56:
Il y a le bon flic et le mauvais flic ce soir. Laurence Ferrari fait ses yeux de biche dans lesquels Sarkozy se plonge dès qu'il est en difficulté, Guy Lagache roule ses yeux noirs façon Bud Spencer au saloon et fait trembler le président.

20h54:
«On parlera aussi des contreparties aux aides publiques» le 18 février, dit Sarkozy, qui semble passablement agacé par Lagache.

20h51:
«Pardonnez-moi, mais j'essaie de concrétiser un peu les choses». Yes Guy! Lagache a du panache, il sort sa régle et ses courbes IS/LM. Il fait vraiment le métier. Mais Sarkozy continue de le feinter.

20h49:
Bon, on résume, Nicolas Sarkozy a prévu du monde à sa table le 18 février. «Ce n'est que le début d'un processus». Ce soir, on aura peut-être du concret vers 21h43, 21h44. Sarkozy dit aux syndicats: «Retrouvons-nous le 18 février». On hésite d'un coup à liver Dexter, sur Canal...

20h47:
Le 18 février, Sarkozy veut parler «partage de profit». Il ne s'avance pas sur une possible hausse du SMIC.

20h45:
Nicolas Sarkozy veut plus d'allocations sociales, mais il n'est pas très clair sur les modalités précises. Parmi les pistes évoquées pour protéger les plus démunis, il parle d'une suppression de «la première tranche de l'impôt sur le revenu», «pour les personnes âgées qui vivent seules ou les mères de famille seules», d'un «chèque emploi-service payé par l'Etat».

20h39:
Première annonce: Nicolas Sarkozy reçoit les partenaires sociaux le 18 février 2008 pour aider les gens de situation de chômage partiel. Selon Nicolas Sarkozy, ils doivent toucher au-delà de 60% de leur ancien salaire.

20h36:
Sarkozy: «La France n'a pas une goutte de gaz, pas une goutte de pétrole». On est encore dans le cours d'introduction, sans doute pour les fameux lycéens de classe ES.

20h35:
Guy Lagache est le plus fringant ce soir, largement. Sa première question n'est pas top, mais ce n'est pas grave.

20h34:
Notre chouchou Guy Lagache est sur le plateau. «Il a fait fortune en vendant des lave-linges dans l'Arkansas, tout de suite l'incroyable histoire de Monsieur Dream...» Non, Guy, ce n'est pas capital.

20h32:
Nouvelle salve de témoignages de Français. Vraiment intéractive cette émission, c'est presque de la télé web 2.0.

20h30:
«Je vais faire des propositions, vous allez les entendre.» Ne zappez pas! Nicolas Sarkozy sait comment garder ses téléspectateurs, pas comme Julien Courbet, malheureusement.

20h29:
Sarkozy: «Des manifestations en France, il y en a très souvent. C'est une constante dans notre pays». Non, madame Ferrari, le président ne croit pas à un «embrasement social».

20h26:
Edvige, la réforme du lycée... Pujadas cite les points où Sarkozy a reculé. Le président répond en égratignant MAM, mais en donnant un bon point à Darcos. Enorme débat sur la section ES, celle de l'auteur de ses lignes, un peu ému de voir Sarkozy préférer les scientifiques plus adaptés à la «compétition mondiale».

20h24:
Pujadas titille Sarkozy sur la rupture. Fais gaffe David, tu vas finir comme PPDA...

20h23:
Laurence Ferrari se fait bâcher. Elle n'est pas rentrée dans son match.

20h21:
«La première exigence, c'est l'exigence de vérité». Sarkozy explique que le renflouage des banques ne coûtera rien aux contribuables, et que les dividendes (il évoque 1,4 milliard d'euros) seront utilisés au final dans des programmes sociaux. «Cet argent prêté va rapporter au contribuable, au contraire.»

20h20:
«Les Français dans la rue ont dit des choses assez raisonnables, mais je dois aussi écouter ceux qui travaillaient jeudi dernier.» Du recyclage de son cher ami Dominique de Villepin, pendant le CPE.

20h18:
«Que les gens soient inquiets, je le comprends, cette crise, c'est la crise du siècle». Nicolas Sarkozy est complétement d'accord avec les Français qui se sont exprimés. C'est déjà ça.

20h16:
Laurence Ferrari, haut noir et brillant, lance «les réactions des Français». Et les Français sont inquiets, vous nous le dites ici aussi.

20h15:
En direct de l'Elysée, "face à la crise", plateau design. David Pujadas ouvre le bal, Nicolas Sarkozy y tenait sans doute, lui qui est très soucieux de la santé du service public.

Bonsoir à tous, c'est parti pour une soirée présidentielle. Pour parler de la crise, le pédagogue Nicolas Sarkozy nous la joue Franklin Delano Roosevelt, les lampions de la salle des fêtes de l'Elysée remplaçant le bon vieux feu de bois de Columbia. Première interrogation: Nicolas Sarkozy réalisera-t-il une meilleure audience que Julie Lescaut ou feu commissaire Navarro?

Revenant sur son plan de relance annoncé début décembre à Douai, Nicolas Sarkozy est attendu au tournant, vous nous l'avez bien rappelé ici, à l'unisson des immenses manifestations du jeudi 29 janvier. Autre personnage qui ne devra pas faillir: l'intervieweur Alain Duhamel (RTL), dont le moindre écart sera guetté par Nicolas Demorand (France Inter), un peu blasé d'être devant sa télé. Et une bonne polémique pour préchauffer la soirée, voilà du véritable teasing.
M.Gr.
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