Universités: des perturbations «sporadiques» pour le ministère, «un universitaire sur deux mobilisé» pour les syndicats

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Publié le 3 février 2009.

EDUCATION - Un appel à la grève illimité a été lancé lundi par une coordination nationale d'enseignants chercheurs...

«La grogne est vraiment très forte.» Même la Conférence des présidents d'université (CPU), par la voix de son président Lionel Collet, l'a reconnu ce mardi: le mouvement de contestation des enseignants-chercheurs semble prendre de l'ampleur.

La coordination nationale des universités (74 universités, écoles et instituts), a appelé lundi à une grève illimitée dans toutes les facs contre le projet de décret réformant le statut des enseignants-chercheurs et contre la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et du second degré.

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«Il ne s'agira pas forcément de facs mortes partout», avait souligné Sarah Hatchouel, professeur d'anglais à l'université du Havre et membre du comité d'organisation de la coordination, en précisant que chaque université pouvait décider de son moyen d'action au niveau local. A la faculté de droit d'Evry, par exemple, les enseignants-chercheurs sont appelés à envoyer par courrier tous les de leur travaux à l’Elysée.

Ce mardi, la mobilisation était «dans une phase ascendante», selon le Snesup-FSU, principal syndicat de l'enseignement supérieur. Sur les 57.000 enseignants-chercheurs, «près d'un universitaire sur deux participe activement au mouvement, dont un bon nombre en faisant grève», indique à 20minutes.fr Jean Fabbri, secrétaire général du syndicat.

>> Pour faire le point sur les universités mobilisées en France, cliquez sur notre timespace

Au ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche, on ne relève que des «perturbations disparates et sporadiques». «Une dizaine d'universités pratiquent la rétention de notes, à des degrés divers», explique-t-on. Le ministère indique par ailleurs qu'il est difficile d'établir un décompte des établissements perturbés, certains UFR étant en grève et pas d'autres ou citant le cas d'«enseignants-chercheurs grévistes qui assurent leur cours».

De nouvelles universités ont tout de même voté la grève ce mardi, comme Rennes I et Rennes II jusqu'à lundi, l'Institut d'études Politiques de Rennes (grève administrative) et l'INSA-Rennes. A Aix-en-Provence, les enseignants-chercheurs de l'Institut d'études politiques ont décidé à l'unanimité de poursuivre leur grève.

Des manifestations ont également eu lieu, notamment au Mans, au Havre et à Rouen. A Poitiers, après une assemblée générale de plus de 1.500 personnes (étudiants, enseignants et personnels), les étudiants ont décider d'occuper les facs de Poitiers, selon une vidéo postée sur Dailymotion:

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