VOILE - La crise menace certains partenariats...
Après l’ivresse des Sables d’Olonne, la voile va-t-elle connaître le creux de la vague? Il y a quelques jours,
Delta Dore, un des sponsors qui avait investi en 2005 dans le Vendée Globe vient d’annoncer qu’il arrêtait son partenariat avec Jérémie Beyou. «L’investissement que représente un tel sponsoring est trop important pour notre entreprise (…) dans le contexte économique actuel»,
explique dans un communiqué Valérie Renault-Hoarau, membre du directoire de cette PME de 685 employés.
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Comme Delta Dore, 17 partenaires avaient investi dans un nouveau bateau pour l’édition 2008-2009. Budget de ces projets: 6 à 8 millions sur 4 ans. C’était le temps de l’euphorie. La crise financière est passée par là et des sponsors historiques de la voile comme Generali n'ont encore décidé de leur avenir sur le circuit IMOCA (les bateaux de 60 pieds qui courent le Vendée Globe). «Ne pas prendre en compte le contexte économique pour discuter de l’avenir du projet serait totalement irresponsable», explique Marie-Christine Lanne, directrice de la communication de l'assureur. Avec l’accident de Yann (Eliès, jambe fracturé dans les mers du Sud), nous avons vécu des heures d’angoisse et le bilan en terme de communication est mitigé.»
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Les retombées positives vendeeglobe
A côté de ces grands projets, les plus petites entreprises, qui ont su profiter du rayonnement médiatique du Vendée Globe, se posent également des questions. Pour son deuxième Vendée Globe, l’entreprise vendéenne Akena Vérandas a investi il y a deux ans 1 million d’euros dans le bateau d'Arnaud Boissières. Son président, Christophe Chabot, se lancerait bien dans un nouveau projet de 4 ans. Sauf que... «Il y a deux choses qui me font réfléchir: la casse sur les bateaux et le contexte économique, explique-t-il. Même si mon carnet de commande est plein pour 2009, je ne peux pas engager l’entreprise sur une si longue durée si notre situation se détériore en 2010.» Malheureusement pour ce passionné, les prévisions économiques sont aujourd’hui moins fiables que les prévisions météorologiques.
A peine sorti de 3 mois de mer, de nombreux skippers vont donc très vite devoir discuter avec leurs sponsors. Pas Roland Jourdain qui est assuré de continuer sous les couleurs de Veolia environnement jusqu’en 2010. «Nous nous sommes engagés sur le long terme. Pendant le Vendée Globe, nous avons amené 45.000 à 60.000 visiteurs uniques sur notre site par semaine pour un budget plutôt modique par rapport à la taille de notre entreprise», explique Xavier Carette, directeur du pôle image de Veolia environnement. Le bilan est très positif.» Comme quoi, même pour un skipper qui vient d'abandonner, il y a toujours un coin de ciel bleu…
M. Go.