Angolagate: Yves Bertrand ne témoignera pas
Créé le 03.02.09 à 17h04
Mis à jour le 11.02.09 à 19h40
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JUSTICE - L'ancien directeur des Renseignements généraux (RG), dont les fameux carnets ont été versés au dossier, ne veut pas venir devant la cour...
Yves Bertrand n’a rien à dire. Il a envoyé une lettre au juge Jean-Baptiste Parlos, qui préside le procès de l'Angolagate, pour lui indiquer qu'il ne viendrait pas témoigner mercredi, et ce malgré une citation de la défense.
Dans cette lettre, versée également au dossier,
Yves Bertrand justifie son refus de venir par le fait qu'il n'a «été témoin d'aucun des faits qui sont reprochés aux prévenus». «Notamment pas de ceux qui concernent les personnes qui m'ont fait citer», ajoute-t-il.
«Cabinet noir»
La convocation d'Yves Bertrand fait partie de l'offensive de la défense de l’homme d’affaires
Pierre Falcone et de
Charles Pasqua. L’objectif est clair: discréditer l'enquête menée par le magistrat Philippe Courroye sur cette affaire de commerce d'armes de guerre avec l'Angola au début des années 1990.
Pour la défense, Yves Bertrand appartenait à un «cabinet noir» œuvrant pour le compte du président Jacques Chirac et notamment menée par Dominique de Villepin. Ce «cabinet noir» aurait fomenté l'Angolagate, un complot visant à écarter Charles Pasqua du jeu politique à l'approche de l'élection présidentielle de 2002
Courroye entendu comme témoin mercredi
La défense souhaitait interroger Bertrand sur des rencontres qu'il aurait eues avec le juge Courroye lors de l'instruction, et dont il n'est pas fait mention dans le dossier. Des allusions à onze entretiens figurent dans les «carnets» d'Yves Bertrand, saisis initialement par la justice dans le cadre de l'instruction de l'affaire Clearstream, assurent les avocats.
Selon le site Mediapart, Yves Bertrand s’explique dans sa lettre
à propos de ses carnets: «Je rappelle que ces notes étaient consignées comme aide-mémoire, à mon usage strictement personnel, qu'elles obéissaient à un système d'annotation propre à ce qu'on écrit pour soi même, le plus souvent dans l'urgence, sous une forme elliptique dont l'interprétation est par nature hasardeuse».
Philippe Courroye, qui a déjà démenti avoir eu des «relations secrètes» avec l'ancien chef des RG, doit témoigner ce mercredi après-midi.
M.Gr. avec agence
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