André Malraux
• L'homme Résistant et homme de lettres, Malraux a également participé à la guerre d'Espagne aux côtés des républicains. Auparavant, il s'était illustré par des pillages de trésors archéologiques à Angkor (Cambodge). A la Libération, il se lie avec le général De Gaulle et sera son ministre de la Propagande.
• Le ministre Il impose sa vision du rôle de l'Etat dans les affaires culturelles: aider la création et les artistes. La pédagogie ne l'intéresse pas. Il cultive une vision élitiste et pense que les oeuvres fortes doivent provoquer un «choc artistique». Il s'emploie également à faire rayonner la culture française dans le monde. Son engagement et son entregent permettent à la droite française de se réconcilier avec le monde artistique. André Malraux occupera le poste dix années, de 1959 à 1969.
• L'héritage On n'a pas fait mieux en matière de décentralisation depuis ses maisons de la culture (souvent confondues avec les MJC, qui ne sont pas de son fait). Et l'invention du «système d'avance sur recettes» est, aujourd'hui encore, le moteur de la création cinématographique française.
Jack Lang
• L'homme Spécialiste en droit public et homme de théâtre, Jack Lang passe par les planches avant de créer le festival de théâtre de Nancy. Devenu par la suite un brillant universitaire, il rejoint en 1977 le Parti socialiste.
• Le ministre Arrivé, à la surprise générale, dans les cartons du président Mitterrand, Jack Lang favorise l'éducation artistique et met en valeur la pratique amateur. Chantre de la culture pour tous et par tous, il tente d'abolir la frontière entre arts «majeurs» et «mineurs». Il crée par exemple le Centre national des arts du cirque. Affable, il passe également pour futile et grandiloquent, et son amour de la fête et des «paillettes» est souvent raillé. Il occupera la fonction pendant dix ans, de 1981 à 1984, puis de 1984 à 1986, et de 1988 à 1993.
• L'héritage Les deux événements les plus populaires organisés par le ministère de la Culture sont ses inventions: la Fête de la musique (créée en 1982) et les Journées du patrimoine (en 1984). Il a également instauré le prix unique du livre. Lors son passage rue de Valois, le budget du Ministère atteint 1% du budget national, seuil jamais atteint depuis.
Et vous, qui préférez-vous?