Comparé à d'autres villes de la région, comme Albi, Toulouse n'a pas beaucoup inspiré le Premier ministre pour son plan de relance. Quand la préfecture du Tarn obtient une rallonge pour le doublement de sa rocade, ou de quoi bichonner son patrimoine, la capitale régionale fait chou blanc, sur les infrastructures de transport, dont elle a un cruel besoin, mais aussi dans le domaine culturel où, pourtant, les nouveaux projets ne manquent pas.
En dehors de l'accélération de la rénovation des bâtiments universitaires (lire encadré), le seul projet toulousain à avoir attiré la manne étatique est celui de la Maison européenne des produits innovants (Mepi). Cette plate-forme technologique, alliant recherche publique et industriels, doit permettre d'expérimenter des processus chimiques innovants, voire écolo. Implantée tout près de l'ancienne usine AZF, elle symbolise aussi un nouveau départ pour le pôle chimique toulousain anéanti par la catastrophe. Le plan de relance lui octroie un million d'euros d'aides exceptionnelles.
Rien, en revanche, pour accélérer l'arrivée du TGV à Toulouse. Du coup, ce plan laisse de marbre Martin Malvy (PS), le président du conseil régional. « Nous attendions la relance, nous sommes dans le surplace », lâche-t-il, dénonçant « un tour de passe-passe qui consiste à recycler des engagements déjà pris par l'Etat [...] dont on attend encore que le gouvernement les tienne ». Même Philippe Bonnecarrère (UMP), le maire d'Albi pourtant gâté, reste « prudent » et attend « la ventilation exacte des enveloppes ». ■